‹ L'Afrique equatoriale illustréeChapitre 25 sur 41 · Vue d'onsomlile des ra[ddes de Rangui · texte numérisé non relu

Vue d'onsomlile des ra[ddes de Rangui

. — Femmes Rallali.

. — Jalonnement et première polygonale de la mission du chemin de 1er du Sud.

LE CLIMAT, l’hygiène. LA VIE DE l’eUROPÉEN 0!)

D’aulpcs ont (‘té édifiées en 1911 à l’oi't-de-l*ossel jxnir le Tchad, à (iarnot pour le Moyen -Congo ; au (iap-Lopez et à lloüué pour le Cal)on. A la tin de 1912, il n’y avait pas moins de 11 l'orniations sanitain'S.

Hygiène. Habitation. — L’Ivniopéen ([ni désice s’étahlie en Africpie équatoriale doit être Agé de 2o ans an moins, posséder une constitntion exemjite de tares liéréditain's on acapiises, très solire, actif et sni'Iisamment éncrgicpie pour résistera la dépression morale fréquente dans les pays intertro[)icanx.

IvC clnnx de l’iialiitation est uini (juestiou de la plus haute importance. Il faut éviter le voisinage des marais, les lieux humides, choisir de [»référ(‘nce les endroits élevés et aérés pour y construire en planches, enhricpies, torchis on autres matériaux, des mais(tns saines dans les(]uelles on aura soin de ménager de larges onvertnres et de su})primer autant ([lie possible les tentures et rideaux où s’accumulent les germes malsains et les insectes parasites fort nomln-enx dans les pays chauds. 11 est bon de tenir compte aussi de l’orientation ([ni a son inqiortance pour la ventilation, l’aération des locaux habités ; si la brise passe sur des plaines marécageuses, il est utile de laisser, lors du débroussement, un rideau d’arbres d’une épaisseur suffisante à peu de distance de l’habitation.

La maison doit être élevée de 0 m. 50 au moins audessus du sol et entourée d’une véranda de 2 mètres à 3 mètres de largeur.

Les appartements doivent être suffisamment vastes. Il est préféralile, à ce point de vue, de sacrifier le nombre cà l’étendue. Les murailles sont peintes ou blanchies à la chaux, le mobilier sera réduit au strict nécessaire.

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Le lit sera en fer, snffisaniment large (1 m. 20) ; les sièges en rotin ou en hamiiou.

Cependant on est forcé de se servir partout et surtout dans le voisinage des cours d’eau de moustiquaires en tissu légei‘ pendant la nuit. Les moustiques ne sont pas, d’ailleurs, les seuls ennemis de l’Européen. Les reptiles ne sont pas rares et Leaucoup sont dangereux; en dehors des couleuvres et pythons inoti'ensifs, on rencontre la vipère cornue, le trigonocéphale, le serpent des hanaiiiers, etc. On trouve aussi des araignées monstres, mygales venimeuses, scorpions et autres insectes incommodants ou dangereux.

11 n’existe pas d'hôtels en Afrique équatoriale. Le colon, qui se rend sur un point de la colonie, doit s’être par avance entendu avec une factorerie qui lui donnera provisoirement asile, jusqu’au jour où il aura pu lui-même installer sa propre haljitation.

Lb VBtBniBDt. — Sur tout le littoral, où tous les Européens s’hahillent avec une certaine recherche, les vêtements de coutil, de toile ou de drap léger sont les plus employés.

Le casque colonial est de rigueur ; il devina être léger, en liège ou en aloès, à hords assez larges pour protéger la face, les parties latérales de la tête et la nuque. Le chapeau de paille ou le chapeau mou ne doivent être utilisés que le soir ou bien dans les forêts, où le feuillage tempère les ardeurs du soleil.

A l’intérieur, l’Européen doit se pourvoir de vêtements légers en toile, coton, coutil ou flanelle Mais il ne doit pas négliger de se prémunir contre le froid, dont on souffre parfois cruellement, surtout lorsqu’on voyage pendant la saison sèche. Le corps, habitué à une température toujours égale, sans variations brus-

RorfiET. A. Iv F,

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ques, en même temps qu’il s'anémie devient très sensible aux plus légères variations thermométriques. Le froid humide des nuits peut occasionner la lièvre, les rhumatismes, les congestions du foie et la dysenterie. Il est donc nécessaire de se munir de Ijous vêtements de drap, de molleton, ou d’épaisse flanelle, de couvertures ou plaids, de ceintures de laine eu nombre suffisant pour en changer si on est mouillé.

La cliaussure de cuir fauve, lacée haut et les molletières de cuir sont nécessaires dans les défrichements et sur les chantiers ; la chaussure de toile à semelle de cuir léger ou de caoutchouc est préféralile pour l’intérieur. 11 faut éviter de rester pieds nus, autant par précaution contre les piqûres des insectes, des ronces ou des serpents venimeux que comme défense contre la fièvre causée par les coups de s(deil particulièrement douloureux sur cette partie du corps.

11 est bon d’ajouter (juc rimmigraut en Afrique équatoriale étant susceptible de se trouver éloigné de tout poste pourvu d’un médecin, il est indispensable de se munir d’un guide médical et d’une petite pharmacie, contenant avec les médicaments et objets de pansements le plus souvent enqdoyés, quelques instruments de chirurgie tels que : ciseaux droits, rasoir, forte aiguille pour l’extraction des parasites, seringue de Pravaz, pince fine pour l’extraction de corps étrangers d’une plaie (épines, esquilles, etc.).

La nourriture. — La vie est particulièrement chère en Afrique équatoriale, et l’Européen fera bien, avant son embarquement, de se munir aliondamment de conserves de toutes sortes.

Pour donner une idée approximative de la cherté des vivres, et de la difficulté qu’on rencontre jiour se pro-

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curer sur place des aliuieiits, ou peut indiipier que la viande se vend à llrazzaville de 4 francs à 6 francs le kilo, et encore est-il presque iinpossilde de se procurer plus d’un kilo à la fois, en se faisant inscrire à la houcherie plusieurs jours à l'avance, lesjionlets de 2 francs à d francs, les canards de G francs à 9 francs. Le vin ordinaire sejiaie conraininent2 francs le litre. Les légumes se trouvent en très petite quantité et, conséquemment, atteignent des prix élevés : une botte de radis ou une petite salade se paient 50 centimes. Le sel vaut 50 centimes le kilo. 11 est presque impossible de se procurer du beurre frais, qui a un cours de 2 fr. 50 environ le kilo. De même le lait frais s’obtient en proportion très restreinte. Aussi est-ce une sage précaution que d’emporter en assez grande quantité du beurre et des boîtes de lait concentré. D’une manière générale, il n’y a pas à craindre de s’encombrer, en emportant un excès de provisions, car on peut, en tout état de cause, s’en déliarrasser facilement dans la colonie, et les céder à des fonctionnaires ou à des colons, qui moins précautionneux, se sont munis moins aljondamment. t)n se lunirrit ein-ore de poisson : mais quebpies pècbeurs seulement assurent les liesoins de la population, et il est, [)ar suite, malaisé de s’en procurer une certaine ([uantité. D’une manière générale, l’eau est potable et très saine. Des travaux importants (l’adduction d’eau ont été etfcctués à Drazzaville.

Inexistence sur la C(')te est plus facile, et on note une dimunition d’environ 50 0/ü sur les prix de Brazzaville. On peut se procurer beaucoup plus aisément des provisions ; l'Européen a, en outre, la ressource de se nourrir de poisson que l’on trouve en abondance sur le littoral, et dans ces conditions l’Européen qui doit séjourner au Gabon, n’aura pas à se munir d’une

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Rouget. A. E. E.

'1. — Le liàlage d’iuic'piroj^nic dans le raiiide de FEléjiliaul (liaid-Oubanÿui) 2. — Pirogues dans rOubangui.

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quaiitit»' aussi importante de conserves alimentaires.

Mais si on remonte vers Itanpni il faut, au contrain*, envisager une augmentation d'un tiers environ. Sauf les poulets et les canards, rpii sont cdevés plus facilement dans la région du Tchad, plus on pénètre vers l'intérieur, plus le jJi'ix de la nourriture journalière augmente, et les aliments atteignent le double et même le triple des prix auxquels ils sont payés à Brazza- A'ille.

Les indigènes ne sont pas bons cuisiniers. On a souvent vanté les (jualités culinaires du Loango au Oabon, mais si ces noirs sont moins inexpérimentés que ceux de l'intérieur, il ne faut pas attendre d’eux des recettes capables de faire un instant oublier qu’on est dans une lointaine colonie.

Objets à emporter de France. — En dehors des abondantes provisions dont il convient de se munir en s'embarquant en xVfri(pie équatoriale, il importe de n'oublier aucun des objets nécessaires au campement, à l’habillement et à l’armement, et de manière à tenir compte, à ces divers points de A'ue, des recommandations contenues dans les précédents paragraphes.

Le fonctionnaire ou le colon agiroid sagement en emportant avec eux :

Comme objets de campement : une tente, un lit pliant, un tuh, une table pliante, des chaises, deux draps, une moustiquaire, une couverture en laine, deux seaux en toile, un filtre, un photophore.

Comme objets d' habillement ; six costumes l)lancs, six costumes kaki ; un costume de tianelle, un vêtement en caoutchouc f pèlerine ou mac-ferlane) ; trois paires de chaussures blanches en toile, deux paires de grosses chaussures en cuir, une paire de jambières, un

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casque coloiii;il, un clinpenu de feutre mou, des verres fumés, du linge de eorps et de ménage à volonté (sans oulilier les ceintures de flanelle).

Comme objets dCirmement : dans la mesure oîi on est chasseur, un fusil tle chasse calilire 10, un revolver, nne carahine (se munir par avance d’une autorisation de transit qu’il y a lieu de demander au moins trois senndnes avant le départ au ministère des Colonies, service de l’Afriipie occidentale et équatoriale, section de l’Afrique équatoriale, en joignant un bon ou un mandat de d francs au nom du ministère des Affaires étrangères pour droits de chancellerie).

Comme objets d'hggiène : une pharmacie avec de la ([uinine, un purgatif, un vomitif, un hock et les instruments de chirurgie signalés plus liant (voir chapitre : Le vêtement).

Comme objets d'alimentation : le matériel de cuisine (casserolles, etc.), le matériel de talile (assiettes, verres, couverts, etc.), le linge de taille (nappes, serviettes, etc.) et compléter par des provisions de vins et de conserves (notamment graisse, Leurre, légumes, suivant les indications des précédents paragraphes).

11 convient d’emporter avec soi une chaise longue pour le bord, du papier à lettre, des crayons, portephimes, plumes, encre, et entin des livres, tous objets que l’on se procure difficilement sur place.

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