I. — L'AGRICULTURE. LA MAIX-D'OELA RE ET LE RÉGIME DES TERRES
a) APTITUDES AGRtCOLES DES POPULATIONS
Agriculture. — L’agricuHure est loin d'ètre aussi rudimentaire ([u’on jiourrait le croire chez les diverses populations de l’Afrique équatoriale française. La race noire est essentiellement agricole, et au moment de la saison des pluies, la seule pendant laquelle on jieut se
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AGRICULTKBE, INDUSTRIE ET COMMERCE
livrer à la culture dans les régions de l'Ouest africain français, lioniincs et feinnies travaillent tout le jour à l’ensenienceinent et à l’entretien de leurs champs. Les bananes constituent la liase de tonte nourriture indigène, aussi les autochtones mettent-ils tous leurs soins à favoriser le développement de ces plantations.
Chez les Bandas et les iNIandjas c’est le manioc qui constitue la liase de la nourriture des indigènes.
Dans la région du Haut-Ouliangui on cultive encore d’autres plantes à tubercules alimentaires, en particulier les patates, plusieurs espèces d’ignames et enfin des coleiis, plantes susceptibles de remplacer nos pommes de terre dans les colonies. xV partir du 7® parallèle le sorgho commence à être cultivé en grand et SC substitue au manioc dans ralimentation des indigènes. Dans le pays de Snoussi cette céréale constitue toute la base de l’alimentation. Lnfiu en ce qui concerne le Ouadaï, cette zone de transition entre le Sahara et les contrées tropicales, on peut dire que, dans la partie Nord, oii le sol est à la fois aride et rocheux, on ne cultive que le mil et le coton et encore en très faibles (piantités. Par contre, l’I’ist et le Lentre sont très favorables à la culture du maïs, de l’arachide, du sésame, du taliac, de l’indigo et du coton principalement dans le liassin de la Batha. Dans d’autres parties du Ouadaï, notamment au Taïna la végétation arljorescente est très importante, ses principales essenc'es sont le mimosa, l’accacia, le jujuliier etl’ambassoa.