‹ L'Afrique equatoriale illustréeChapitre 28 sur 41 · PLANCHE XXI · texte numérisé non relu

PLANCHE XXI

AGRICULTURE, INDUSTRIE ET COMMERCE

lier, cl découvert le co/fca coiigriisis^ café dont la teneur en caféine et les ({ualités de g’oiit et d’a rouie en font une sorte très estiuuil)le. Mallieureuseiueut les indigènes montent fréqueiiiment sur l’arhn' qui le porte et brisent les hraiiches d'oii s’ensuit le <lépérisseiuent et la mort du sujet.

Lb cacao. — Il rencontre, dans les régions tropicales du (iongo le climat et le sol (]ui lui sont micessaires et par suite aucune raison sérieuse ne s'opiiose au dévelopjiement métiiodiipie de la culture de ce produit, (jui a du reste été tenté dans certaines colonies voisines étrangères notamment à la (lold (Joast.

La noix de kola. — Elle est très alioudaute eu Afri([ue équatoriale framgiise mais n’appartenant pas à la même espèce l)otaui(|ue ([ue la noix de kola de (luim'e, elle jouit de propriétés moins actives.

La banane. • — Elle n’est pas seulement destinée à la nourriture des indigènes et au dessert des colons ; on est parvenu à en extraire une farine très saine, d’un goût agréable.

Le riz ([ui vient admirablement dans les régions basses et est la liase de la nourriture des miliciens, des ouvriers en service dans l’intérieur et de tous les travailleurs indigènes.

Le manioc^ très cultivé, autour des villages indigènes mérite également de retenir l’attention.

11 y a encore lieu de citer la patate, !' igname, fa/ianas, qui croit aliondamment à l’état sauvage dans la région frontière.

AGRICULTURE, INDUSTRIE ET COMMERCE

Enfin les cultures maraîchères viennent fort ])ien. En saison sèche la plupart des légumes européens peuvent êtres obtenus en Afrique équatoriale française : choux, salades, carottes, navets et même pommes de terre, mais ces dernières en petites quantités seulement.

D’une manière générale il convient de signaler aux colons de rancien Galion le profit qu’ils peuvent tirer de la culture du manioc et du maïs, et pousser les populations indigènes à en planter de grandes étendues en vue de la vente aux factoreries.

11 semble aussi possible de faciliter l’exploitation des palmistes et des graines grasses analogues, en créant des relations entre les industriels du Nord et les négociants locaux, ou même amener les premiers à installer des comptoirs d’achat dans la colonie, si les maisons déjà existantes ne sont pas disposées à entreprendre ce commerce.

Le coton et les textiles indigènes pourront probablement alimenter un trafic important.

Exploitation des forêts. — La principale richesse forestière de l’Afrique équatoriale française qui depuis le début de l’occupation n’a cessé de fournir un des principaux éléments au commerce d’exportation est sans contredit le caoutcbouc dont la récolte constitue pour ainsi dire avec l’ivoire l’imique occupation de la plupart des agglomérations indigènes avoisinantes les régions forestières. Le caoutchouc est connu depuis longtemps sur lacùte gabonaise, car dès 1854 la colonie du Gabon eu

Rougkt. a. E. F.

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