‹ L'Afrique equatoriale illustréeChapitre 37 sur 41 · PLANCHE XXXIV · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXIV

Reconnaissance en forêt dans la Loiiboiiio. Pahouine des bords du N’Kaiii.

Village de Maleiobé. — Marcliand de manioc.

AGRICULTURE, INDUSTRIE ET COMMERCE

le luinerai depuis plusieurs siècles. Le minerai extrait est assez riclie eu oxyde de fer, par contre le phosphore s’y trouvant mêlé en proportion assez élevée ; c’est ce explic|ue que les armes fa])ric|uées par les indip'ènes du Tchad sont généralement cassantes.

Gisements salifères. ~ Le sel étant une substance de première nécessité pour l'alimentation, la connaissance des gisements salifères exploitables olfre une importance capitale. tJn trouve des sources salées dans le pays des Bakambas. L’éloignement du bassin du Chari entraine l’absence de sel marin sur les marchés indigènes, les Européens l’ont importé et il est employé (‘omme monnaie de paiement en échange des produits de la forêt a])pürtés aux factoreries par les autochtones.

Pour suppléer ce produit si usuel les peuplades fétichistes ou musulmanes emploient pour la préparation des aliments un sel fabriqué dans le i)ays par le lessivage de cendres obtenues en Imfilant certaines plantes. Ce sel, il fautl>ieu le remart|uer, ne contient du chlorure de sodium qu’en faible (piantité, par contre le clilorure de potassium forme la pres<|ue totalité de la sulistance salante employée.

Carbonate de soude ou nafron. — A proximité du Bahr-el-Ghazal et sur la rive orientale du Tchad existent de nombreuses cuvettes d’évaporation où le carbonate de somie, <|uc les indigènes connaissent sous le nom de natron, existe mêlé à la terre et au sable en proportions assez importantes. On le rencontre particulièrement au Borkou en ])locs très purs donnant lieu à une exploitation assez suivie. Ce natron est recherché dans tous les pays musulmans. C’est une })anacée employée par les indigènes dans un grand nombre de circonstances. On le mélange à la nourriture des cha-

AGRICULTURE, INDUSTRIE ET COMMERCE

mcaux afin de la rendre jilus sul)stantielle. On l’ajoute aux légumes pour en activer la cuisson. Les marchés saliariens et soudaniens sont pourvus de quantités de ce carbonate aussi importantes que celles de sel.

Calcaire. — Dans tout le bassin de rOuliangui et une grande partie de celui du Obari la pierre à cliaux fait totalement défaut ; on a été obligé, pour fal)riquer la chaux destinée aux constructions des postes de ces régions, avant l'envoi sur place comme de nos jours de ciment anglais, de calciner dans un four les coquilles d’un mollusijue analogues aux buitres et connu dans les régions du Nord sous le nom A’Elheria caillandi. Si la craie si abondante au Sahara fait généralement défaut au Congo, la potasse y domine et contrilme ainsi à rendre rAfri(|ue équatoriale française si favorable aux cultures.

Entin les pierres à liàtir existent presque partout au Sud du 9® parallèle, on rencontre tantôt des granits, des grès ferrugineux ou des quartzites comme ceux de .M’Dras ou encore un grès en couches horizontales comme celui deN’Uellé.

Page 1