II. — LES PRODUITS DU SOUS-SOL ET L'INDUSTRIE
Les richesses du sous-sol sont encore peu exploitées, par suite de ra])seuce de iiioyeiis prati<]ues, et à ce point de vue la construction de voies ferrées facilitera pour une grande part rexpausion de l’industrie extractive.
Parmi les principaux produits du sous-sol de notre grande colonie équatoriale on peut citer le cuivre, le plomb, le zinc, le fer, les gisements salifères, le carbonate de soude connu des indigènes sous le nom de natron, les nitrates, le calcaire, etc.
L’Afri(|Lie équatoriale frampaise est surtout riche eu minerais et notamment la colonie du Moyeu-Congo. C’est ainsi (jue le Kouilou longe sur sa gauche une vaste région exploitée actuellement par la Société minière de Miiidouli dont le centre principal est M’Roko Soiiglio. Depuis très longtemps déjà, les indigènes <pioi(pie disposant de moyens tout à fait rudimentaires ont exploité ces mines et de petits lingots ont été répandus jüscpie dans le Haut-Congo.
Depuis PJOo, la Société minière de Miiidouli procède dans ces régions à rcxploitati(m métliodi(]ue des gisements cupricpies (pii atfectent principalement la forme de malachite (caiRonate de cuivre vert) mais où uéanniois Pou rencontre également des dioptases (cuivre
AGRICULTURE, INDUSTRIE ET COMMERCE
liydrosilicaté), du sulfure de cuivre mêlé de filons d’argent et de la galène (sulfure de ploinli).
Le zinc, le ploml) et l’argent se trouvent priucipaleinent associés au cuivre, au fer, au manganèse. Quant à l'argent dont se servent les indigènes pour confectionner leurs liracolets ou leurs liagues il provient surtout de la démonétisation des tlialers ou d’autres pièces de monnaie.
L’or existerait en petite (piantité dans le bassin de la Nyanga mais c’est par erreur (pi’il a été signalé dans les rivières du Tcbad. Les liijoux possédés par de riches sultans du Duadaï ou du baguirmi ont été faliriqués avec de l’or du Soudan ou importé d’Lurope par le Sahara ou l’Egypte, les indigènes de ces régions ne connaissant même pas les saliles aurifères.
Le fer existe en abondance dans toute l’étendue de l’Afrique équatoriale fram;aise sous les formes les plus dittérentes : ici ce sont les liions d’hématite qui se rencontrent particulièrement dans les massifs forestiers de rOgooué, là c’est le fer oligiste ctle fer magnétique extrêmement fi‘é([ucnt dans la région dos monts du Cristal, tantôt ce sont les grès ferrugineux do l;i région côtière ou eutiu, sur le littoral, l’argile imprégnée de limonite.
Le minerai de fer qui existe particulièrement dans les roches ferrugineuses du Ilaut-Ouhaiigui et du llaut- Chari donne lieu à une exploitation active de la part des Bandas et des Mandjias. Dans les plaines argileuses du Moyen-Congo, où émergent les massifs grauiti([ues, le minerai de fer se rencontre également par couches plus ou moins profondes. Parfois les indigènes creusent des puits profonds d’une dizaine de mètres avec quelc[ues petites galeries pour aller exjiloiter ces gisements; au surplus, les nombreuses scories rencontrées aux environs do Kome attestent que les autoclitones extraient
UotîGKT. A. E. F.