‹ L'Afrique nouvelleChapitre 106 sur 265 · RETOUR DE L EXPÉDITION · texte numérisé non relu

RETOUR DE L EXPÉDITION

les plaines et les jungles y sont rares. Peut-être ces montagnes sont-elles celles qu'il convient de regarder comme répondant à ce que le géographe Ptolémée appelait montagnes de la Lune et dont le vice-consul anglais à KharlouiiT, M. Petherick, croit avoir atteint les premières ramifications en remontant le Nil. Si ce fait se trouvait vérifié , les reconnaissances des voyageurs européens seraient bien près de se rejoindre; du nord et du sud ils commenceraient à se donner la main par-dessus réquateur.

C*est ainsi, en utilisant par Tétude des renseignements indigènes les nombreuses haltes forcées de leur retour, que nos explorateurs atteignirent, en février 1859, les côtes de Focéan Indien qui allait les emmener loin de cette Afrique qu'ils ont contribué à nous faire connaitrc,

En rentrant au milieu de nous, ces voyageurs n'avaient cependant pas l'intention de prendre un long repos; dès 1861 ils sont repartis, M. Burton, en Amérique, où il a visité le pays des Mormons ; M. Speke, s'adjoignant un nouveau compagnon , M. Grant, est reparti pour les régions des lacs. Les dernières nouvelles nous le montraient près d'Ugogo.

A ces efforts tentés pour pénétrer dans TAfrique par sa côte orientale s'en rattachent quelques autres qui n'ont pas eu des résultats aussi heureux et dont plusieurs ont coûté la vie à leurs auteurs. A ce litre elles méritent d'être rappelées. En 1858, un jeune Allemand, M. Roschcr, entreprit aussi de rci hcrcher les sources du

LE DOCTEUR ROSGHËR. 175

[il. Il se rendit à Zanzibar,' recourut à Texpérience du docteur Rebmann, et, sur les indications de ce savant YOjageur, prit la route du Kilimandjaro avec l'intention de mesurer les hauteurs de la chaîne à laquelle ce pic puissant appartient et de vérifier s'il est réellement chargé de neiges. Une fièvre violente, qui le saisit à Kiloa, le força de retourner à Zanzibar. Rétabli, il modifia ses premiers plans et se dirigea vers le lac Nyanza, en prenant sur sa route de nombreux relevés astronomiques; déjà il était parvenu en un lieu appelé N'gombo , à peu (le distance du but de son voyage, au mois de mars 1860, et il s'apprêtait à redescendre vers le Tanganyika, quand il a été lâchement assassiné par un indigène.

Un de ses compatriotes, le baron deDecken, s'apprêtait en ce moment même à le rejoindre. La nouvelle du triste sort de l'infortuné Roscher n'a pas retenu ce nouveau soldat de la science. M. de Decken s^est rendu à Quilao, au sud de Zanzibar,' en octobre 4860, et, accompagné d*une nombreuse caravane il s'est engagé dans l'intérieur. Arrivé en un lieu appelé Nesuelé, la mauvaise volonté de ses porteurs et la trahison de son guide le forcèrent de revenir sur ses pas. Cet insuccès n'a pas découragé le voyageur; il s'est proposé de repartir dans l'ouest, par une route plus septentrionale, dans la direction des monts Kénia et Kilimandjaro où il est récemment parvenu.

A ces explorations de l'Afrique équatoiîàle s'en rattache encore une qui a été dirigée, parla côte occiden-

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