‹ L'Afrique nouvelleChapitre 149 sur 265 · LES INDIGÈNES DU BAGIRMI · texte numérisé non relu

LES INDIGÈNES DU BAGIRMI

des bétes remarquables ou dangereuses de celte contrée, il faut mentionner une espèce de tsé-tsé jaune, cantonné sur les bords de la rivière, et qui n'est pas moins fung^te aux animaux domestiques que le tsé-tsé vu par MM. Anderson et Livingstone dans leurs voyages au lacN'gami. — Il y a aussi, comme au cap de Bonne-Espérance, un petit oiseau, le cuculus indicator, qui guide les hommes vers les ruches de miel sauvage; au Bagirmi, on Tappellç shnéter, et les naturels racontent que c'est une vieille femme qui fut ainsi métamorphosée en cherchant son fils égaré, qu'elle ne cesse d'appeler par son nom : Shnéter! Shnéter!

Les habitants du Bagirmi n'appartiennent p^s à la race des Kanuris; ils ont des rapports intimes avec des tribus de l'est et sont plus forts et mieux faits que ceux du Bornou. Les femmes surtout sont belles ; elles ont de grands yeux noirs renommes dans tout le Negroland pour leur éclat, nies traits réguliers et expressifs; leurs narines ne sont pas larges et déformées par un os ou du corail, comme chez les Bornouannes; elles prennent un soin particulier de l'arrangement de leur chevelure et la relèvent en forme de casque, ce qui leur va à merveille, sans l'enduire de graisse ou de beurre comme les coquettes des contrées avoisinantes. Leur vêtement, d'une grande simplicité, se compose tout simplement d'une robe, turkedi^ qui se croise et s'attache sur la poitrine; les femmes riches seules en jettent une seconde sur leurs épaules. « De leurs vertus domestiques, dit M. Barlh, je ne saurais

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