‹ L'Afrique nouvelleChapitre 15 sur 265 · LES GALLAS · texte numérisé non relu

LES GALLAS

Europe. Aujourd'hui l'intrépide voyageur parcourt encore TAbyssinie; il y est retourné en 1854 pour développer dans ce pays, s'il est possible, quelques éléments de colonisation française.

On doit à M. Rochet, avons-nous dit, de curieux détails sur les Gallas. C'est dans la partie méridionale de TAbyssinic, du S"" degré de latitude nord à Téquateuret peut-être même au delà, que sont répandues les peuplades belliqueuses des nègres gallas. Les individus de cette race sont des hommes grands et bien faits; leur peau est d'un brun olivâtre foncé ; ils ont les cheveux crépus, mais non laineux comme les nègres à face déprimée du Sennaar. Par l'ouverture de leur angle facial, la vivacité de leur regard et les principaux caractères de la physionomie, ils ressemblent aux Abyssins. Leur culte est un paganisme mêlé de fétichisme; leurs mœurs sont plus violentes, plus rudes que celles de leurs voisins dirétiens; cultivateurs et guerriers, ils ont au plus haut degré la passion des armes et du pillage. Ils sont un objet de continuelle terreur pour kurs voisins, et sans ' les dissensions qui travaillent leurs innombrables tribus, ils auraient pu conquérir une grande portion de l'Afrique. Leur origine est sans aucun doute étrangère : le sang asiatique s'est mélangé chez eux au sang noir; de confuses traditions, qui vivent encore, disent qu'ils vin* rent de l'autre côté des mers, et qu!un chef de leurs tri^ bus, du nom d'Oullabou, contemporain de Mahomet, les conduisit en Afrique» Galla^ dans leur langue, signitie

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