TENTATIVES A SA RECHERCHE
d'une brute a tranché la tête de ce jeune homme plein d'intelligence et de savoir, qui s'en allait porter à l'Afrique des espérances d'affranchissement et de civilisation.
De généreux efforts ont été faits depuis la disparition de Vogel, pour acquérir une certitude complète au sujet de sa destinée et au moins pour retrouver ses notes et ses papiers. Ce soin a été un des premiers auxquels se soit reportée une institution allemande de création récente, la Cari Ritter Stiftung. Plusieurs savants allemands, parmi lesquels le docteur H. Barlh, se sont réunis en société et ont fait appel aux capitaux des amis de la science géographique pour réunir un fonds qui leur permit de diriger en Afrique des explorations. Celte fondation a produit des- résultats satisfaisants, et la Stiftung a tout d'abord songé à faire rechercher Vogel, ou du moins ce qui peut rester de lui. Elle a fixé son choix, pour cet objet, sur un homme connu déjà par des voyages en Nubie «t en Abyssinie, M. le comte Heuglin. Ce voyageur est parti en juillet 1861, accompagné d'un naturaliste, d'un astronome, d'un savant versé dans l'étude des idiomes africains. Aux dernières nouvelles il était près de pénétrer dans le Waday, et c'est là le point difficile, puisque c'est dans cette sauvage ^contrée que Yogel a trouvé la mort.