RETOUR DU VOYAGEUR DUVEYRIER
permission de se rendre à Tripoli. Celui-ci put visiter le Jèbel Nefoussa, contrée montagneuse longue de quatre jours de nnarche, encore inexplorée, et qui est couvertes de ruines romaines. Elle a de nombreux villages. Sa principale richesse consiste dans la culture de l'olivier. De retour à R'adamès, le voyageur s'apprêtait à visiter R'ât ; malheureusement le fanatisme aveugle des indigènes lui en a fermé les portes et lui a interdit le chemin d'Aïn-Salah, qui promettait une si abondante moisson de notions nouvelles. Le Français s'était avancé malgré la malveillance des habitants du désert jusque sous les murs de la ville. Nous avons dit qu'on lui en refusa Tenlrée; il dut repartir de suite et il a opéré son retour parMourzouk et Tripoli, oùil est rentré en octobre 1861. A son retour à Alger le jeune et courageux voya* geur a payé son tribut au cruel climat de l'Afrique. Quelque temps sa vie a été en danger. Aujourd'hui il est rétabli et se prépare à de nouveaux eiîorts pour pénétrer au cœur du Soudan.
Cette ville de R'ât, devant laquelle M. Duveyrier a dû s'arrêter, avait été quelque temps avant ouverte à un Arabe algérien, interprète au service de l'armée française, auquel nous devons quelques renseignements intéressants sur cette ville africaine. L'interprète Bouderba a franchi en quatre mois les 1595 kilomètres qui séparent R'at d'Alger. Il était parti de Laghouat en août 1858, avec quelques hommes et 25 chameaux portant de Teau et des provisions. Ce trajet fut pénible ; souvent les puits