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EXPLORATIONS DANS LES RÉGIONS DU SÉNÉGAL

portalions et exportations monte de dix à douze millions. Celui du commerce de Gorée ne s'élève guère à moins de dix millions. La population de la colonie s'élevait, en janvier 1858, à 55,000 âmes.

Les ofliciers MM. Hazan et Lambert, officiers de Fin* fantericde marineront visité, en 1859, leFouta-Djalon,où le Sénégal prend naissance. M. Magne, enseigne devaisseau, est parti de Bakel et a remonté dans le nord jusqu'au pays des Douaïchs et au Tagan, oasis qui est une des étapes du désert vers le Maroc. M. le lieutenant Pascal a revu les régions aurifères du Bambouk; il a remonté la Falémé et poussé son exploration jusqu aux cataracles de Gouïna, larges de 400 mètres, hautes de 0.50. Enfin le lieutenant d'infanterie de marine M. Vincent est remonté le long de la côte, dans la direction du Maroc, jusque dans TAdrar, a visité les principaux campements des Trarzas, Maures à peau rouge, aux traits réguliers, qui habitent cette partie du désert, où ils exercent, quand ils le peuvent, des déprédations sur les caravanes.

Ce voyage, qui n'a pas duré moins de trois mois et demi) a embrassé un parcours qui compte mille kilomètres. Ainsi se nouent enlre la France et les Etats indigènes du voisinage des relations utiles à notre commerce et profita^ blés à leur amélioration. Tandis que l'Angleterre se développe partout le monde avec \ant d'activité, c'est une satisfaction bien vive de voir un petit coin où la France prospère, et de pouvoir juger par cet exemple qu'elle n'a

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