‹ L'Afrique nouvelleChapitre 172 sur 265 · LA GAMBIE ET LE GABON · texte numérisé non relu

LA GAMBIE ET LE GABON

pas perdu ses anciennes aptitudes à établir des colonies et à répandre parmi les peuples indigènes sa civilisation.

A M. Faidherbe vient de succéder dans le gouvernement du Sénégal un officier de marine, M. le capitaine de vaisseau Jaureguiberr y. Ce nouveau gouverneur a promis de continuer la politique de son prédécesseur. 11 a divisé la colonie en sept arrondissements, et réuni aux possessions directes de la France le Cayor, région située au sud du Oualo, dont les indigènes réclamaient sa protection.

Plus au sud que le Sénégal, sur la même côte occidentale de l'Afrique, les officiers de notre marine complètent sur la Gambie et au Gabon les reconnaissances hydrographiques et les notions trop incomplètes que nous possédions sur ces pays. M. Bazouec, lieutenant de vaisseau, a ainsi envoyé à la Société de Géographie de Paris de précieux renseignements. Le Gabon, qu'il vient d'explorer, n'est pas un fleuve, mais un bras de mer s'enfonçant à trente-trois milles dans les terres et recevant une multitude de rivières ou criques au fond desquelles remonte la marée, mais dont Teau est douce à mer basse. Les peuplades riveraines s'appellent Pongoé, Bouloux, ^ Akalais etPahouins. Les premiers ont descendu le cours (le la rivière et sont venus de l'intérieur s'établir sur les rives du Gabon. Ils sont d'un caractère doux et pacifique, polygames; ils appartiennent à la race nègre; leurs villages sont très-voisins des embouchures des affluents du Gabon.

Les Bouloux n'ont qu'un petit nombre de villages ;

Page 1