‹ L'Afrique nouvelleChapitre 196 sur 265 · LA PHOTOGRAPHIE A TAMATAVE · texte numérisé non relu

LA PHOTOGRAPHIE A TAMATAVE

Ce qui mille comble à la popularité du missionnaire, ce fut rheureux emploi qu'il (it de son appareil photographia que. Quand cette machine étrange avait passé par les mains de la douane, elle avait excité une extrême curiosité; ce fut bien autre chose lorsque, Tappareil installé par un beau jour, un des assistants fut invité à se placer en face. C'était un homme qui portait un signe sur la joue. L'expérience achevée, chacun se précipita pour contempler le résultat : l'image était venue à merveille. Quand on vit cette figure si ressemblante, avec son signe particulier, ce fut un cri unanime de joie et d'admiration. Tous voulaient avoir de même leur ressemblance prise par le soleil : les femmes couraient chercher leur peigne et de petits miroirs pour s'îijuster, les hommes tiraient des coffres leurs plus somptueux lambas écarlates ou jaunes; seulement ils se montrèrent quelque peu désappointés quand le missionnaire leur fit savoir qu'il n'avait pas le moyen de reproduire ces riches couleurs.

Beaucoup demandaient qu'on les représentât avec leur maison; mais ce n'était pas une opération facile, parce qu'au moment où l'appareil était ajusté, il y avait toujours quelque indiscret qui se jetait au-devant pour figurer dans le tableau. D'ailleurs avait son portrait qui voulait, à la seule condition de permettre au missionnaire de s'en réserver une épreuve, et c'est ainsi que celui-ci a composé une collection ethnologique d'un grand prix, où figurent les types des familles diverses et mélangées qui peuplent Madagascar. On y retrouve le noiraux cheveux laineux, qui

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