LE COURS SUPÉRIEUR
d'une manière incertaine sous le nom de Bahr-el-6hazal. Le second porte le nom de Nicbor et se jette dans le Nil par quatre bouches, à travers des marécages considérables, sous le T parallèle 1/2 nord environ. Reconnaître ces immenses tributaires du fleuve Blanc, en faire les grands chemins du Soudan central, tel est le problème qui se présentera lorsque celui des sources du Nil aura été complètement résolue
En continuant à remonter le cours du fleuve au delà de Bélénia, on arrive à des cataractes et à une région semée d'écueils, où les barques les plus légères touchent à chaque instant. Le fleuve Blanc fait ensuite un coude de douze heures à Touest-sud-ouest. Sur la rive droite sont les derniers villages des Bary, et sur la rive gauche ceux des Ouanguarah. L'un des compagnons de M. Brun, M. Ulivi, fît une partie de cette route sur un bateau conduit par huit rameurs. Arrivé au village de Garbo, dont les maisons sont bâties en terre et couvertes de chaume, il fut arrêté par une cataracte qu'il ne put franchir. Cette cataracte est formée par une lisière de rochers entre lesquels le Nil s'échappe en écumant. Quelques-uns de ces rochers forment des ilôts couverts de joncs ; ils sont dominés par une haute
* M. Brun est reparti pour rAfriquc, muni des instructions du gou« vernement sarde, dans Tintention de se vouer à ces nouvelles explora^ tions sur les affluents occidentaux du Nil. liC voyligeur, avant de quitter l'Europe, a publié le résultat de ses longues reclierches dans un ouvrage intitulé : le NU et le Soudan,