‹ L'Afrique nouvelleChapitre 31 sur 265 · DU NIL · texte numérisé non relu

DU NIL

notions tout à fait neuves sur la topographie de l'Afrique centrale. Dans ce continent, les montagnes s'abaissent, les plaines s'exhaussent ; partout la géographie reconnaît et secoue ses vieux préjugés, et marche de surprise en surprise. Ce désert du Sahara, que Ton croyait déprimé, est un immense plateau bien plus élevé que le Soudan. Le Soudan, dans la partie orientale duquel on plaçait naguère encore les fantastiques montagnes de la Lune, dut être le lit d'une mer ou d'un lac immense dont le Tchad, le Tubori, le Fittri, toutes les lagunes temporaires, sans compter les immenses marécages du Nil, sont les derniers vestiges. Enfin, sous l'équatèur, les voyageurs Krapf et Rebmann ont découvert d'immenses montagnes du pied desquelles descendent, suivant toute vraisemblance, les ruisseaux qui forment le Nil à sa naissance. Telle est du moins l'opinion de l'un des voyageurs que nous venons de nommer, et dont les travaux doivent être retracés comme complément des explorations du Nil.

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