‹ L'Afrique nouvelleChapitre 30 sur 265 · LÀ QUESTION DES SOURCES · texte numérisé non relu

LÀ QUESTION DES SOURCES

le Nil n'est plus qu'un mince filet d'eau descendant luimême de montagnes très-éloignées. Ils ont ajoute que du côlc de Touest se trouvent de grands lacs d'où s'échappent des rivières inconnues ; mais ces données ne sont pas assez précises pour que la géographie puisse les adopter encore.

Ainsi les explorations de M. Brun, de dom Knoblecher et des missionnaires de Khartoum nous ont conduits presque sous l'équatcur. A cette lointaine distance, le Nil n'est plus le majestueux cours d'eau de TEgypte et de la Nubie, il ne se présente plus que resserré dans un lit étroit, encombré de roches et de bancs de sable ; mais il existe encore et continue à dérober à notre curiosité ses sources mystérieuses. Le vice-roi d'Egypte organisa, en 1857, une expédition placée sous la direction de M. d'Escayrac de Lauture, déjà connu par une longue exploration du Soudan L'expédition, composée d'une cinquantaine d'hommes, élait munie d'abondantes ressources. Malheureusement elle a échoué par suite du mauvais vouloir de quelques-uns de ses membres. Quelques voyageurs et des géographes avaient pensé que ce n'était pas encore sous l'équateur, mais 10 ou 15 degrés plus au sud, sous les latitudes du Mozambique, vers ce lac Maravi ou Nyassi, longtemps problématique lui-même quant à sa position, qu'il fallait chercher l'origine du roi des fleuves. Nous allons rechercher ce qu'il y a d'admissible dans cette hypothèse, à l'aide des travaux de deux missionnaires anglais qui nous ont apporté des

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