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LA COTE ORIENTALE

éveiller la convoitise des nations rivales. Plus tard, lorsque ces tristes dominateurs eurent été chassés par les Arabes, anciens maîtres de la pontrée, de rares voyageurs visitèrent ce littoral sans ajouter beaucoup de renseignements aux vagues notions que nous possédions déjà. Des noms peu précis de peuplades arabes ou nègres, des villes maritimes relativement importantes : Magadoxo, Brava, Jubo, Melinde, Mombas, des cours d'eau qui, au delà de leur embouchure, ne se dessinaient plus qu'en lignes indécises, voilà tout ce que nous connaissons de cette contrée. La grande carte d'Afrique de d'Anville, vieille aujourd'hui d'un peu plus de cent ans, constate d'une manière générale Texistence de peuplades musulmanes.; elle indique quelques tribus, dessine trois ou quatre embouchures, puis laisse un espace blanc ouvert à toutes les hypothèses. Dans ses cartes, qui datent de vingt ans environ, M. Lapie fait sur ce point un pas en arrière de d'Anville, puisqu'il ne donne aucune indication du lac Maravi ou Nyassi, autour duquel s'accomplissent en ce moment des découvertes considérables ; mais, par une heureuse conjecture, il dessine des montagnes là même où depuis on a reconnu des pics chargés de neige. Toutefois la portion de l'Afrique orientale qui est située sous l'équateur était, il n'y a que quelques années, vierge de toute exploration européenne. Pour y poser les premiers jalons d'une vaste reconnaissance et inaugurer les grandes découvertes qui s'y poursuivent, il ne fallait rien moins que cet esprit d'investigation , et de recherches

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