COURS SUPÉRIEUR
N*gami. La nouvelle de cette récompense vint le trouver sur les bords du Chobé, où la fièvre le contraignit à faire auprès du chef Sekelétu, fils de Cébiluané, un séjour de quelque durée. Ne voulant pas alors même demeurer inaclif, il so mit à prêcher TËvangile aux peuplades qui l'avaient si bien reçu. A défaut de résultats plus sérieux, je révérend missionnaire recueillit du moins les témoignages d'un respect nnïf qui le touchèrent. Délivré bientôt de la fièvre, il partit pour explorer le Sescheké ou Zambèse. La reconnaissance du cours de ce grand fleuve importait beaucoup à la science géographique. Le missionnaire, admirablement secondé par Taménilé de ses hôtes, organisa uueflottille de trente-trois canols, montés par cent soixante hommes, et descendit le Chobé jusqu'à son confluent avec le fleuve. Parvenu au Sescheké, il trouva un magnifique cours d'eau, large souvent de plus d'un mille* et bordé d'impénétrables forêls. De grandes îles coupaient le fleuve; d'immenses racines pendaient dans l'eau; des masses de verdure parées des teintes les plus variées embellissaient le paysage ; partout la végétation de l'Afrique tropicale se déployait dans sa merveilleuse splendeur, et les gigantesques animaux qui peuplaient celte solitude, Thippopotame et le crocodile, laissaient voir du milieu des roseaux leur tête hideuse et leur masse informe.
Le cours du Zambèse est interrompu par des cataractes
* Le mille anglais &>i de i ,6i.O mètres. Le pied de 0. 305.