‹ L'Afrique nouvelleChapitre 52 sur 265 · PEUPLES RIVERAINS DU ZAMBÈSE · texte numérisé non relu

PEUPLES RIVERAINS DU ZAMBÈSE

sont d'excellents forgerons et savent fort bien extraire le fer de leurs abondants minerais. D'autres tribus sont renommées pour les poterie§ qu'elles fabriquent. On voit que l'industrie n'est pas absolument étrangère à beaucoup de ces peuplades; toutes d'ailleurs se livrent à la culture de plusieurs sortes de blé. Beaucoup d'objets manufacturés en Europe ont pénétré jusqu'aux bords de r4hobé par les côtes de Pest et de l'ouest; la plupart des Makololo possèdent des manteaux de flanelle et des étoffes imprimées. Les voyageurs apprirent que ces objets avaient été échangés contre des esclaves. Cet odieux trafic n'est cependant pas ancien dans le pays; il n'y date, à ce qu'af- (irmeM. Livingstone, que de 1 850. Le chef Cébituané avait le premier consenti à faire trafic de marchandise humaine, à l'instigation d'un chef de la côte. Ce commerce d'esclaves, qui trouve ses débouchés au Mozambique, menace de prendre une grande extension, et il n'y n, dit M. Livingstone, qu'un moyen de l'entraver : c'est d'établir dans le pays un commerce fondé sur des bases plus morales.

Encouragé par l'accueil que lui faisaient les populations hospilahères répandue du N'gami au Chobé, le révérend Livingstone entreprit, à la fin de 1852, une nouvelle expédition, et, donnant cette fois pleine carrière à son esprit d'aventures, il résolut de ne s'arrêter qu'à Saint-Paul de Loanda, à la côte occidentale. Sur ces en-» trefaites, la Société de géographie do Paris lui avait décerné sa grande médaille d'or pour la découverte du

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