DE L'AFRIQUE AUSTRALE
majesté ni de grandeur. Mais rien n'égale la grâce desan* lilopes, dont des variétés très -nombreuses habitent cette région. Chasseurs et voyageurs, tous sont unanimes à vanter ces jolis animaux auxquels la nature semble avoir voulu payer en élégance et en beauté ce qu'elle leur refusait en force. Les antilopes, qui errent par milliers dans ces déserts et dans ces plaines, servent de pâtui;e aux léo* pards, aux hyènes, aux chiens sauvages et à tous les grands carnassiers.
Des animaux qui peuplent TAfrique, ce ne sont ni les plus grands ni les plus forls qui sont les plus redoutables; ils fuient devant Fhomme et ne deviennent guère dangereux que si on les attaque. Le fléau de toutes les heures, de tous les instants, ce sont ces myriades de moustiques que leur nombre rend inévitables, et qui s'attachent aux mains, au visage, à toutes les parties du corps. Les naturels s'en préservent par la couche de graisse dont ils recouvrent leur cuir épais; mais c'est là un remède qui ne saurait convenir à des Européens, et il faut subir ce supplice jusqu'à ce que la peau s'y soit à peu près habituée.
Après la saison des pluies, le désert de Kalahari se couvre de quelque végétation, et il n'est jamais entièrement inhabité. Diverses tribus de la famille des Hottentots, les Namaquas, les Damaras, les Bushmen le parcourent, et les Bechuanas, qui semblent participer à la fois des Cafres et des Holtentots, confinent au sud de ce désert par le grand pays de Bamangwalo. Les Bushmen étaient les compagnons et les guides du natgraliste sué '