‹ L'Afrique nouvelleChapitre 56 sur 265 · ANIMAUX SAUVAGES · texte numérisé non relu

ANIMAUX SAUVAGES

M. Andersson résolut de pénétrer au N'gami en s'avançant de Touest à Test, et au mois d'avril 1855 il se dirigea résolument, accompagné de quelques serviteurs indigènes, à travers des régions que nul Européen n'avait foulées avant lui. Le sol était sablonneux et difficile. De loin en loin seulement quelques stations étaient marquées par des puits. Le voyageur se trouvait dans cette région sauvage et désolée qui, à Touest et au sud, enveloppe le N'gami, et que Ton appelle le désert de Kalahari. Entre les stations, le manque d'eau faisait cruellement souffrir la petite caravane» et la piqûre du tsé-tsé causait de grands ravages parmi les bétes d^ somme. Les bêtes sauvages abondaient dans le voisinage des puits. C'est dans ce désert et en général au nord de l'Orange que se réfugient tous les grands quadrupèdes qui reculent chaque jour devant les empiétements de l'homme. M. Andersson nous dépeint avec une verve passionnée la beauté et la puissance de ces nobles hôtes de l'Afrique. Tous les explorateurs de ce continent ont remarqué qu'il existe une sorte d'harmonie grandiose entre les animaux africains et le milieu dans lequel la nature les a placés. L'élé|)hant est bien, avec sa robe brunâtre, l'habitant qui convient aux épaisses forêts où il a si longtemps erré en paix, et où, seul encore, il trace des sentiers. De loin, la girafe se confond avec les mimosas dont elle broute le feuillage, et cet animal, gauche et disgracieux dans les enceintes étroites où nous le tenons captif a dans les grandes plaines où il erre en liberté une allure qui n'est dépourvue ni de

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