DE L'AFRIQUE AUSTRALE
Des récits divers qu'il obtint, discutés et éclairés lun par l'autre, il tira les notions suivantes.
Les trafiquants qui vont de la côte à l'intérieur suivent communément trois routes, qui toutes trois mènent à une mer appelée par ses riverains, selon les divers points, Niandsha^ Vkérévé^ Nyassa^ Bahari et Unyamvesi. Ce dernier nom parait être le plus général et le plus répandu. Les trois points de la côte d'où partent les caravanes pour aller acheter dans les régions intérieures de Tivoire et des esclaves sont: 1® Tanga et Pangani, en face la pointe septentrionale de Tile de Zanzibar ; 2<' Baga-Moyo, situé à une trentaine de lieues plus au sud ; 3^ la ville de Quiloa, au midi de la côte de Zanguebar. Des caravanes de cinq cents à huit cents hommes, Maures ou Souahélis, quittent la côte, portant des perles de verre, du fil d'archàl et des cotonnades américaines, qui set*vent à leurs échanges. Celles qui partent de Tanga atteignent de hautes montagnes. Plus loin, le pays devient aride, le sol pierreux est mêlé de soufre et sillonné de sources chaudes; c'est après huit jours de marche au delà de ce pays désolé qu'on atteint la grande mer, laquelle s'étend au loin sans que nulle part on voie ni ses rivages, ni aucune lie. Les vagues montent très-haut, les eaux sont douces et poissoniieuses.
Le second itinéraire, celui qui part de Baga-Moyo, aboutit, après un trajet égal en longueur au premier, à une grande ville très-peuplée et très-commerçante, disent les Maures, située sur les bords delà mer intérieure, et que