‹ L'Afrique nouvelleChapitre 81 sur 265 · ASPECT DES VILLAGES AFRICAINS · texte numérisé non relu

ASPECT DES VILLAGES AFRICAINS

ovales ou rondes, suivant les exigences des côtes et des sommets ^r lesquels elles sont bâties. Dans les pays où le bois est rare, on les construit avec des troncs de mimosas, et elles ne dépassent pas sept pieds de haut. Au contraire, là où le bois abonde elles ont beaucoup plus d'élévation. Dans l'espace libre qui s'étend devant la principale entrée, on élève quelquefois une sorte de décoration faite de bambous rangés en demi-cercle. Beaucoup de tombés sont ornés aussi de représentations grossières d'hommes et de serpents; souvent même on y voit, au-dessus de l'entrée principale, figurer la croire ; mais les habitants ne semblent pas en faire un symbole religieux. Dans la plupart des villages, on ne pénètre que par une longue ruelle en palissades, étroite et sombre. La toiture est faite d'argile et de pièces de bois sur lesquelles on répand un épais gazon; on lui donne une pente pour l'écoulement des eaux, mais peu inclinée, de façon à pouvoir y déposer les réserves des grains, le bois à brûler, le manioc, les pastèques, les champignons et tous les articles qui ont besoin de mûrir ou de sécher au soleil. Ces toitures n'ont pas de rebords, on y monte par des échelles primitives formées de troncs auxquels on a laissé des tronçons de branches. Durant la saison des pluies les toits se recouvrent d'un épais gazon, et à distance les lignes de tombés présentent l'aspect d'ondulations du terrain. Sur chaque face de la maison s'ouvrent une ou deux portes de largeur à laisser passer une vache. Après le coucher du soleil on les ferme soigneu*

Page 1