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LES DEUX RACES DE LUNYAMWEZI

inlérieurs des écorces de certaines essences, qu'on laisse macérer; ces étoffes indigènes remplacent le coton. On les appelle mbugu ; elles ont Tavantage d'clre imperméables; pour leur donner de la souplesse on les graisse avec du mauvais beurre.

"Dans rUnvamwezi il v a deux races distinctes : les Wakimbu et les Wanyamwezi. Les premiers ne sont pas indigènes ; ce sont des immigrants qui quittèrent leur pays et obtinrent la permission de s'établir dans Tllnyamwezi, il y a une vingtaine de masikaSf c'est-à-dire de saisons de pluies. On compte ainsi les années par saisons dans cetle partie de l'Afrique. C'est une population généralement pauvre, adonnée aux travaux pénibles. Les Iribiis Wanyamwezi, propriétaires naturels du sol, sont la race typique de cette partie de l'Afrique. L'activité, le commerce, une industrie relative, assurent leur supériorité sur les autres races. Us sont couleur de sépia et leurs Irails ne portent pas les caractères sémitiques des populations du littoral. Leurs cheveux crépus sont tressés ei^ boucles ou en nattes, et pendent, comme des franges, sur le cou ; le poil est court et rare. C'est une population grande et vigoureuse ; les femmes sont remarquables par l'allongement des seins. Les hommes portent sur la figure une double ligne de coupures faite avec des couteaux ou des' rasoirs, et s' étendant le long des tempes et du sourcil sur les joues jusqu'à la mâchoire inférieure ; quelquefois une troisième ligne coupe le front jusqu'à la naissance du nez. Les hommes se décorent en

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