RELATIONS SOCIALES
La femme près de devenir mère quitte sa huUe et se retiredansles jungles. Elle revient quelques heures après, portant dans un sac, sur son dos, le nouveau-né, et sur gaiêtedubois à brûler. Les jumeaux, très-communs dans la race cafre, le sont beaucoup moins ici. On en tue toujours un. Si une femme meurt sans enfants, le veuf peut réclamer de ses parents la somme qu'il leur avait donnée pour l'avoir en mariage; s'il y a uncnfanl, c'est lui qui hérite. Les naissances sont célébrées par de copieuses libations de pombé. Les mères allaitent leurs enfants jusqu'à la fin de la seconde année ; à l'âge de quatre ans, l'enfant commence à s'exercer avec de petites flè* ches et de petites lances, dont la grandeur et le poids sont graduellement augmentés. C'est toute son éducation, lies noms sont donnés sans cérémonie, et la plupart du temps les indigènes prennent ceux de leurs visiteurs arabes, La circoncision n'est pas en usage. L'enfant est la propriété de son père, qui a droit de le vendre ou de le tuer. Dans les contrées plus septentrionales, notamment dans rUsukuma, on retrouve un singulier usage, que déjà le docteur Baikie nous a montré à l'autre extrémité du continent, chez quelques populations de la Tchadda, c'est l'héritage parle neveu maternel; l'enfant hérite du frère de sa mère. Par une autre coutume qui semble la ruine de toute constitution sociale, les Wanyanevvezi abandonnent la succession de leurs biens aux enfants îUcgitimes qu'ils ont eus d'esclaves ou de concubines ; ils disent que c'est parce «juo ceux-là n'ont ni ressources ni