MUSIQUE ET INDUSTRIE
notes élevées leur échappent. Les instrumenls de musique sont (l'importation étrangère; ils viennent de la côte, et même de Madagascar. Ce sont le zezé ou banjo^ dont les sons ressemblent à ceux du rubabah monocorde des Arabes, qui paraît être le rude ancêtre de la guitare espagnole. C'est un long manche sur lequel court une corde, rattachée à une gourde ; il paraît qu'il donne six notes; nous ne saurions indiquer la manière de s'en servir. Le kinanday dont il existe deux sortes, est une sorte de prototype de harpe ou de lyre; il consiste en une boîte longue de treize pouces, large de cinq ou six, profonde de deux, et qui n'a pas moins de onze ou douze cordes. L'aHiste en joue à Taide d'un archet en canne, long d'un pied, tenant linstrument dans la main gauche. Comme le zezé^h kinanda est enrichi de dessins ou d'ornements en cuivre. Il y a aussi des tambours qui ne sont revêtus de peau que d'un côté, et beaucoup d'autres instrumenls encore, le paddle, le stool^ le kidete, le sange, qu'il serait trop difficile de décrire.
L'industrie de ces sauvages consiste dans là fabrication de quelques nattes, de ces étoffes de fibre d'écorce dont nous avons déjà parlé, de poteries ; les calebasses servent aussi souvent à cet usage. L'Ujiji produit un excellent cuivre rouge qui est jugé digne d'être exporté par Zanzibar jusqu'en Europe; les aimes sont faites du fer indigène. Mais le produit dans la fabrication duquel l'Afriç^ ^ orientale excelle le plus est celle des pipes ; elle en fi^t de toutes formes, de toute grandeur, et souvent fort gr