I. — LES EXPORTATIONS
Ce n'est qu'à partir du i'* juillet 188G, époque à laquelle a été établie la perception des droits de sortie, que TÉtat indépendant a l)u dresser des tableaux statistiques des produits indigènes exportés de son territoire. Ces tableaux sont i)ubliés régulièrement au Bulletin officiel,
La lecture des chiffres renseignés sur ces tableaux montre la progression qu'a suivie, d'une manière i)resque constante, le mouvement des exi)ortations depuis i5 ans. En effet, en 1887, le chiffre du commerce spécial des exi)ortations représentait une valeur de fr. 1,980,4414^ et, en 1901, ce môme commerce atteint le chiffre de fr. 50,488,394.31, soit un écart de fr. 48,507,952.86 au profit de cette année, ce qui représente une augmentation de 2449 °/o.
Des produits exportés, c'est le caoutchouc
qui est le plus imi)ortant. En 1887, la
quantité de caoutchouc exportée était de
3o,o5o kilog., valeur de fr. 116,708.80, et en
1901, cette exportation se chiffre par G niil-
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lions 22,733 kilog. (l'une valeur de 4^ niillions 965,900.90 francs.
Les produits inscrits sur le dernier tableau de statistique paru au BuHetin officiel sont : les arachides, le café, le caoutchouc, la gomme copal, les huiles et les noix palmistes, rivoire, le cacao, le tabac, le riz, les peaux brutes, etc.
C'est vers Anvers que la majeure partie des produits de i)rovenance congolaise est dirigée.
Voici un tableau des exportations de Tannée 1901 comparées à celles des années antérieures :
ANNÉES