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CHAPITRE DIX-NEUVIEME

La science.

Une haute pensée scientifique et humanitaire a été le i)oint de déi)art de l'œuvre congolaise. L'État s'est toujours fait un honneur de demeurer fidèle à cette pensée maîtresse et initiale. Nous essayons de grouper au chapitre suivant les mesures prises par lui au point de vue spécialement humanitaire. Nous voudrions donner ici une idée sommaire du mouvement déjà remarquable créé par rÉtat ou développé sous son égide en vue de raccroissement des connaissances scientifiques relatives au centre africain.

Dans Tordre des sciences sociales, constatons d'abord qu'une vaste enquête anthropologique et ethnologique a été entreprise par

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rÉtat dans son domaine. Des questionnaires, conçus sur un i)lan méthodique, ont été envoyés à tout le personnel et les réponses parvenues au gouvernement central constituent dès maintenant une mine de renseignements d'un vif intérêt sociologique.

Plusieurs monographies intéressantes ont déjà paru (i).

Len collections etlinoffraphiqiies du Musée de Teroueren , comprenant 7,796 pièces, offrent de leur côté, notamment sur rindustrie et Tart des populations i)rimitives, de précieux et fort curieux éléments d'ai)i)réeiatioii (2).

(1) L'organisHtion politique, civile et pénale de la tribu de Mousseronghes, inir M. Baerts. — Le district de VAruwimi et Quelle, \mv M. ROGET. — Léopoldnille, par le cominaiidant Ch. Liebrechts. ~ Le district d'Upoto et la fondation du camp de l'A ruwi mi, \mr le lieuieuant Dhanis. — Le district de Sti'phanieville et le district minier de M' Boko-Songho, jiar E. Destuain. — Le Mayombe, par FUSCH.

(2) Voy. iiotainineiit l'État indépendant du Congo à l'Exposition Bruxelles'Tervueren en 1897. Ouvrage publié sous la direetiou de M. le commandant Liebrechts, i)ar les soins du lieutenant Masui, avec des illustrations d'Amédée Lynen et diverses notices de MM. les [irofesseurs Staiuier et Laurent, I)"" Dryepont, lieutenant de la Ketliulle, Koller, A. de Ilaulleville, Meulenians et Seeldrayers. — Une étude ethnographique d'ensemble des Collections de Teroueren est commencée. Un premier fascicule de i.'o pages, contenant i)lus de rîoo figures, a pai*u : il traite des iiuitruments

Au i)oînt de vue des sciences physiques proi^rement dites, il n'est guère d'exploration, quelqu'en fût Tobjet spécial, qui n'ait apporté son contingent d'intéressants résultats. Afin de centraliser les précieuses données qu'il était en mesure de recueillir, l'État a installé au Congo dix-neuf postes de récoltes scientifiques pour^^s de tout le matériel nécessaire à la reclierclie et à la conservation des collections.

En Belgique, le Musée de Tervueren, indépendamment de sa partie commerciale, possède plusieurs milliers de pièces zoologiques, minéralogiques et géologiques d'un haut intérêt.

Rappelons ici que l'herbier de l'État indépendant du Congo au Jardin Botanique de Bruxelles, confié aux études de MM. Durand et De Wildeman, compte huit mille I)lantcs. Le nombre d'espèces nouvelles publiées i)ar MM. Durand et De Wildeman est d'environ quatre cents.

D'autre part, une commission composée

de musique et il sera suivi d'une douzaine d'autres traitant des sujets suivants : habillement, habitation, jchassc ot pêche, agriculture, navigation, commerce, industrie, gueiTO, état de société.

de membres appartenant à toutes les si)lières de la science a été constituée par les soins du gouvernement (i) et TKtat publie avec

(i) Voici la composition de la Commission permanente d'études du Musée de Tervucren :

Président : M. le capitaine commandant Liebrechts, secrétaire général du département de l'intérieur do l'État indépendant du Congo ; Secrétuire : M. Alphonse de IIaul- LEVll.LE ; Conservateur du Musée : M. COART.

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