LÉOPOLD
Edm. va>' Eetvelde.
Voici enfin comment au jour mémorable du i6 octobre 1898, au moment où la ville d'Anvers entière, conviée par la chambre de commerce de la cité, fêtait avec un éclat et un entrain superbes la grande œuvre congolaise, le Roi-Souverain rappelait briève-
ment son programme et affirmait, une fois encore, les princii)es qui constituent la pierre angulaire de la politique de TÉtat :
(( L'État du Congo s'efforcera de mériter la bienveillance des puissances en remplissant jxmctuellement tes devoirs de la neutralité. Acceptant tous les appuis qui lui seraient offerts, les reclier" chant avec soin, il n'oubliera jamais ses obligatio7}s envers lui-même; il marchera d'un pas ferme dans la voie droite qu'il s'est tracée et continuera de donner des preuves d'une vie réelle et féconde; son administration sera poursuivie dans le triple intérêt national, international et civilisateur qui a guidé ses premières années, »