‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 25 sur 187 · I-ES ORIGINES DE LA CONFÉRENCE DE BERLIN · texte numérisé non relu

I-ES ORIGINES DE LA CONFÉRENCE DE BERLIN

La France s'était sentie atteinte, comme TAllemagne, par Tarrangeraent anglo-portugais touchant Fembouchure du grand fleuve africain. Les mômes sollicitudes se faisaient jour au quai d'Orsay et à la Wilhelmstrasse. Le gouvernement allemand, mis en éveil par les faits et sollicité de divers côtés à quelque action, s'aboucha avec le gouvernement français et une entente ne tarda pas à s'établir touchant l'opportunité d'une Conférence des puissances, dont le Portugal lui-même avait pris l'initiative. C'était, si nous ne nous trompons, la première fois que les deux grands États prenaient de concert une résolution depuis la guerre franco-allemande.

Aussi bien le moment semblait venu de regarder en face certains points délicats qui se dressaient à l'horizon du mouvement africain et qui étaient de nature à intéresser l'ensemble des États. Depuis longtemps ces problèmes avaient appelé l'attention de tous ceux qui suivent l'évolution du droit des gens et le mouvement de la vie int<îr nationale. Rappelons ici que Gustave Moynier, dès 1878, puis, un peu plus tard, Emile de Laveleye et Sir Travers Twiss, avaient agité au sein de l'Institut de droit international plu-

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