‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 56 sur 187 · LES PUISSANCES ET LA TRAITE · texte numérisé non relu

LES PUISSANCES ET LA TRAITE

dernes : si, au lendemain des prises de possession nouvelles en Afrique, ces gouvernements, forcés de procéder par étapes, ne I)ouvaient être immédiatement présents partout, ils se sont loyalement efforcés de déployer leur action en harmonie avec les intérêts supérieurs de l'humanité et de la civilisation. Et voyez le contraste! Au xviii'' siècle, les nations européennes se partageaient la côte africaine pour se livrer à certaines opérations commerciales. Les Français devaient opérer entre le Sénégal et la Gambie, les Anglais à la Côte d'Or et à la Côte d'Ivoire, les Portugais dans la région d'Angola et de Benguela. Et quel était l'objet de ce partage? L'exercice plus commode et plus fructueux de la traite. Au xix*' siècle, les gouvernements européens ont procédé à un nouveau partage autrement pénétrant, et c'est l'abolition de la traite qu'ils n'ont pas hésité à placer au i)remier rang de leurs devoirs, avec la volonté ferme et sincère de remplir ce devoir. Qui ne saluerait avec bonheur dans un tel fait la marche du progrès dans l'humanité ?

224 LE MOUVEMENT ANTIESCLAVAGîSTE

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