‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 57 sur 187 · SES POINTS DE DÉPART. SON CARACTÈRE · texte numérisé non relu

SES POINTS DE DÉPART. SON CARACTÈRE

Il ne serait pas exact cependant d'affirmer que le grand mouvement antiesclavagiste, qui s'est dessine à l'époque dont nous parlons, soit sorti de toutes pièces des entrailles de la diplomatie, à peu près comme la Minerve antique sortit tout armée du cerveau de Jupiter. Il paraît plus conforme à la vérité de reconnaître que l'attitude plus accentuée et i)uissamment énergique des gouvernements se rattache à un remarquable mouvement de l'opinion publique.

Un grand souffle de pitié et de générosité a passé sur notre vieux monde : il a enflammé les esprits et les cœurs. C'est l'honneur et la force des gouvernements de savoir reconnaître et mener à bien de tels courants de l'opinion mondiale.

La religion, qui donne pour fondement à l'universelle fraternité des hommes, la commune paternité de Dieu, entra en lice. Toutes les communions religieuses, toutes les influences chrétiennes se liguèrent avec

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toutes les formes du sentiment humanitaire en cette mémorable rencontre, montrant par le fait qu'il est possible d'unir encore parfois tous les éléments de notre civilisation dans une large croisade pour la défense des droits, de la nature et les intérêts supérieurs de la race humaine.

Le chef de l'Église catholique, dans sa célèbre Encyclique aux évoques du Brésil, en date du 5 mai 1888, après avoir arrêté un instant, avec un éclair de joie, son regard sur un vaste empire du nouveau monde libéré de toute servitude, avait reporté ce même regard, voilé de tristesse, vers le continent africain. Le cri d'alarme jeté par Léopold II en 1876, Léon XIII le faisait sien, stigmatisant « l'ignoble trafic d'hommes pratiqué sur terre de la façon la plus barbare » , nombrant les victimes, dépeignant leurs souffrances et demandant « que tous ceux qui ont la puissance et qui tiennent l'empire, ou qui veulent que les droits de la nature et de l'humanité soient sacrés, ou qui sont du fond du cœur dévoués au progrès de la religion, que tous enfin, en tout lieu, unissent leurs efforts pour abolir le plus honteux et le

plus criminel des trafics ».

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Et quelques jours après la publication du mémorable document que nous venons de rappeler, une scène vraiment émouvante se passait à Rome. Pour la première fois dans le cours des siècles, des nègres chrétiens du centre de l'Afrique paraissaient devant le chef de TÉglise catholique, amenés par le cardinal Lavigerie. L'histoire que Léon XIII venait de raconter au monde, c'était leur histoire. Tous avaient été traînés, la hideuse fourche au cou, sur des routes jalonnées par les ossements de leurs frères, vers les marchés de chair humaine. Ils étaient là massés en grappes d'ébène, se détachant sur un groupe d'hommes aux vêtements blancs, aux traits brunis et vigoureux, les missionnaires d'Afrique, leurs sauveurs. Et rai)ôtre des noirs, évoquant devant eux les plus grands souvenirs du christianisme, rappelait la lettre de Paul à Philémon, recommandant l'esclave Onésime : « Accueillez-le, non i)lus comme un esclave, mais comme le i)lus cher d'entre vos frères. »

Et Léon XIII, pâle dans sa robe blanche de grand prêtre, le regard allumé i)ar une flamme énergique et douce, prenait la parole à son tour : « Vous l'avez dit, Monsieur le

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Cardinal, dès le début de Notre pontificat. Nos yeux se sont portés vers cette terre déshéritée. Notre cœur s'est ému au spectacle des innombrables misères physiques et morales dont elle est le théâtre... Nous avons invité et vivement engagé tous ceux qui ont le pouvoir entre les mains à mettre un terme au hideux trafic appelé la traite des nègres, et à employer tous les moyens pour que cette plaie ne continue pas davantage à déshonorer le genre humain. Et puisque le continent africain est le théâtre principal de ce trafic et comme la terre i)ropre de Tesclavage, Nous recommandons à tous les missionnaires qui y prêchent le Saint Evangile de consacrer toutes leurs forces, leur vie même à cette œuvre de sublime rédemption... Mais c'est sur vous, Monsieur le Cardinal, que nous comptons surtout pour le succès. »

On sait comment le cardinal Lavigerie remplit le mandat qui lui était confié. Il avait ijromis de dire ce qu'il savait des crimes sans nom qui désolaient l'intérieur de l'Afrique et de jeter ensuite « un grand cri, un de ces cris qui remuent jusqu'au fond de l'âme, tout ce qui dans le monde est digne du nom d'honmie et de chrétien ». Il l'a fait%

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C'est à ce cri qu'a surgi du sol du libre pays auquel nous appartenons, la première dans l'ordre des dates, la Société antiesclavagiste de Belgique. C'est à ce cri que se sont levées des sociétés sœurs en France, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie, en Espagne, en Portugal, ailleurs encore. C'est à ce cri qu'a répondu avec un accent inoubliable la British and Foreiffii Antislavery Society qui était depuis si longtemps sur la brèche et qui devait bientôt prendre de nouvelles et généreuses initiatives.

Léon XIII avait demandé aux peui)les civilisés « de défendre dans un si grand nombre de frères la dignité de la nature humaine ». Une telle œuvre était naturellement accessible à tout homme de bonne volonté. Elle ne prenait pas plus un caractère confessionnel par suite des grands actes dont nous venons de parler, qu'elle ne revêtait ce caractère dans une autre sphère, le jour où le grand Livingstone, dans son abandon, écrivait ce testament sublime, les dernières lignes qu'il ait tracées et que l'Angleterre a fait graver sur sa tombe, sous les voûtes de Westminster : « Je ne puis rien faire de plus que de souhaiter que

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les bénédictions les plus abondantes du ciel descendent sur tous ceux, quels qu'ils soient, Anglais, Américains ou Turcs, qui contribueront à faire disparaître de ce monde la plaie affreuse de Tesclavage. »

6. — l'entente de L'ALLEMAGNE ET DE L'ANGLETERRE . LES GRANDS MEETINGS ALLEMANDS ET ANGLAIS.

Sur le large terrain où se plaçait d'ellemême la question antiesclavagiste, tous les hommes de cœur, tous les i^euples, tous les gouvernements i)ouvaient se donner la main. Ils se la donnèrent.

Aussi bien, Tinsurrection arabe à la cote orientale mettait en relief la nécessité d'une action énergique, non seulement au point de vue humanitaire, mais au point de vue politique. Il n'est pas douteux que les traitants n'aient travaillé de manière à propager et à activer ce soulèvement. Se sentant trop faibles pour résister à l'Europe, qu'ils savaient décidée à abolir leur odieux commerce, ils croyaient pouvoir compenser la force qui leur manquait en excitant dans

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leur révolte certaines tribus placées sous le l)rotectorat de rAllemagne. C'est des bords du lac Nyassa qu'était parti le signal de la révolte, sur un mot d'ordre venu de Zanzibar. L'échec momentané subi par les Allemands sur la côte orientale détermina l'entrée plus énergique de l'Allemagne dans le mouvement contre les traitants.

Invité à prendre la parole à la première gi'ande assemblée antiesclavagiste allemande, tenue à Cologne le 27 octobre 1888, nous gardons encore l'impression que nous fit le si)ectacle vraiment grandiose auquel nous assistâmes. L'immense salle de Giivzenich était renii)lie d'un public d'élite. Les galeries étaient constellées de dames venues, elles aussi, pour attester i)ar leur présence que la grande question qu'on allait agiter était vivante au cœur de tous et trouvait de l'écho jusqu'au sanctuaire des familles. En face de l'assemblée, une vaste estrade avait été dressée. Les premiers fonctionnaires de l'État dans les pays rhénans et de nombreux membres des assemblées législatives allemandes y avaient i)ris place à côté des dignitaires les plus élevés des diverses confessions religieuses. Le haut commerce et la

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grande industrie y siégeaient dans la personne de leurs représentants les plus en vue. Tous les organes de la presse, sans distinction d'opinion, s'y étaient donné rendezvous.

Un souffle généreux passait sur cette assemblée.

Etait-ce le sentiment patriotique qui réunissait dans une si belle communion des intelligences et des volontés tant d'âmes aux mobiles si divers? C'était lui sans doute, avec ses attraits profonds et ses puissantes flammes, mais c'était ce sentiment allié à un autre qui, sans l'amoindrir, relevait en l'éiiurant : le sentiment de l'humanité. C'étaient toutes ces nobles ardeurs groupées autour d'un but qui, à travers les difficultés et les ombres de l'iicure présente, apparaissait à tous comme une lumineuse vision dominant l'avenir : le relèvement de la race africaine, la civilisation d'un continent.

Le président de l'assemblée se leva, et aux frémissements de la foule succéda le grand silence fait de toutes les émotions contenues. « Les droits de l'Allemagne, » disait en substance M. le procureur général

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Hamm, « se sont accrus avec sa i)uissance : ses devoirs ont grandi dans la môme mesure. Si le drapeau allemand flotte en Afrique, si des côtes africaines sont devenues le prolongement de la patrie, ce doit être i)our Taccroissement et Tbonneur de la civilisation. Là est le premier titre moral et juridique de l'occupation d'un continent nouveau i)ar les nations européennes. L'heure des généreuses initiatives est venue. La nation allemande doit marcher où l'appelle la voix du devoir d'accord avec celle de ses intérêts. Elle y doit marcher avec cette force que donne l'union, imbliquement i)roclamée et solennellement scellée, de tous les citoyens dans la môme volonté. Elle y doit marcher la main dans la main, avec tous les l)euples civilisés ».

Une immense acclamation salua ces mâles et patriotiques paroles. L'assemblée, après avoir applaudi avec non moins de chaleur le vaillant explorateur Wissmann et les divers orateurs qui se succédèrent à la tribune, après avoir fait à l'auteur de ces lignes un accueil où il bénéficia de Tenthousiasme du moment, adopta à l'unanimité les résolutions suivantes qui furent immédiatement en-

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voyées au chancelier de Tempire et au Reichstag.

« 1° La suppression de la chasse aux esclaves avec ses horreurs infâmes incombe aux États chrétiens et constitue la condition préalable de la suppression réelle de la traite des esclaves ;

» 2** Bien que la Conférence du Congo oblige toutes les puissances signataires à la suppression de l'esclavagisme et à l'amélioration du sort des indigènes, ce sont cependant en première ligne l'État du Congo, le Portugal, l'Angleterre et l'Allemagne, menacés directement par les esclavagistes arabes y qui ont le devoir d'accepter de commun accord et de mener à bonne fin le combat contre l'esclavagisme ;

» 3° L'assemblée exprime la confiance que Tlionneur du drapeau allemand et les intérêts allejnands lésés en Afrique orientale par les esclavagistes arabes seront vengés par le gouvernement de l'empire ;

» 4^ Elle exprime l'assurance que le Reichstag accordera son appui à ces résolutions, en témoignage de l'accord parfait de toute la nation allemande, sans distinction de parti ni de confession religieuse, w

En répondant au procureur général Ilamm, à la date du 6 novembre, le prince de Bismarck rinformaît que le gouvernement allemand s'efforçait « d'amener une entente des

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puissances intéressées pour préparer des mesures contre la traite des noii's, et qu'il était engagé dans des négociations à cet effet ^vec le gouvernement royal britannique ».

Le i3 novembre, le Messager de VEnipive allemand i)ubliait un communiqué annonçant qu'en présence de Tliostilité croissante des trafiquants arabes d'esclaves, une entente s'était établie entre les cabinets de Berlin, de Londres et de Lisbonne, notamment en ce qui concernait les mesures coercitives à la côte orientale de l'Afrique.

Rappelons encore ici le discours énergique prononcé par rEmi>ereur d'Allemagne à l'ouverture de la session de novembre 1888, et la motion d'adhésion votée au Ileichstag allemand le 14 décembre de la même année.

En Angleterre, à la suite du meeting tenu à Londres le 3i juillet 1888, sous la i)résidence de lord Granville, ancien ministre des affaires étrangères, l'assemblée, sur la proposition du cardinal Manning, avait adopté la résolution suivante :

(( Le temps est maintenant arrivé où toutes les nations de TEurope qui, au Congrès de Vieune en i8i5 et à la Conférence de Vérone en 1822, ont pris une série de résolutions condamnant sévè-

rement le commerce des esclaves, doivent prendre des mesures sérieuses pour en arriver à un effet pratique. Comme les brigands arabes, dont les dévastations sanguinaires dépeuplent en ce moment V Afrique, ne sont ni sujets à des lois ni sous une autorité responsable, il appartient aux gouvernements de l'Europe d'assurer leur disparition de tous les territoires où ils ont eux-mêmes quelque pouvoir. Le meeting se propose également de faire instance auprès du gouvernement de Sa Majesté pour que, de concert avec les ï>ouvoirs européens qui réclament en ce moment une possession ou une influence territoriale en Afrique, il adopte telles mesures qui puissent assurer Tabolition de l'affreux commerce des esclaves qui est encore maintenant pratiqué par ces ennemis de la race humaine, »

7. — L APPEL ADRESSÉ PAR L ANGLETERRE A LA BELGIQUE. LA CONFÉRENCE DE BRUXELLES.

Le 17 septembre 1888, le gouvernement anglais, décidé à provoquer la réunion d'une Conférence des puissances, s'adressait à la Belgique et, par un honneur qui était un hommage particulier au Roi et à Son œuvre, priait notre gouvernement de i)rendre dans cet ordre Tinitiative nécessaire.

(( Le changement qui s'est i)roduit dans la con-

ditiou politique du littoral africaiu, » disait le ministre de la Grande-Bretagne au cabinet belge, (( commande aujourd'hui une action commune de la part des puissances qui ont la responsabilité de son administration. Cette action tendrait à fermer tous les marchés étrangers d'esclaves et aurait pour effet d'arrêter les chasses à l'intérieur.

» La grande œuvre entreprise par le Roi des Belges, dans la constitution de TEtat du Congo, et le vif intérêt que prend Sa Majesté à toutes les questions intéressant le bien-être des races de l'Afrique, i)orte le gouvernement de la Reine à espérer que la Belgique pourrait être disposée à prendre l'initiative d'inviter les puissances à se réunir en Conférence à Bruxelles, afin d'examiner les meilleurs moyens d'arriver à la suppression graduelle de la traite des esclaves sur le continent d'Afrique et à la clôture immédiate de tous les marchés extérieurs que la traite continue d'approvisionner de nos jours. »

C'est dans ces conditions que la Belgique fut amenée à reunir chez elle, le 18 novembre 1899, la Conférence des puissances en vue d'arrêter un i)lan de conduite de nature à

« mettre un terme aux crimes et aux dévastations qu'engendrait la traite des esclaves africains et à protéger efficacement les populations aborigènes de l'Afrique ».

Nous n'avons pas à analyser ici dans ses

détails rœuvre internationale en cent articles élaborée par la Conférence à ce point de vue. Rappelons seulement que TActe général de Bruxelles saisit la traite aux lieux d'origine des chasses à riiomme, la suit sur la route des caravanes, puis à la côte où elle aboutit, puis encore sur mer où est appelée à s'exercer Faction des croisières, enfin jusqu'aux pays de destination même des esclaves, les grands débouchés orientaux, s'efforçant à chaque étape de ce long et douloureux itinéraire de prendre toutes les mesures répressives, protectrices, libératrices en rapport avec la fin poursuivie, faisant appel à la législation de tous les États pour l'adoption de mesures pénales efficaces combinées sur un même plan, établissant de même des mesures restrictives de l'importation de l'alcool et des armes à feu, instaurant en Afrique et en Europe des institutions j^ermanentes auxiliaires destinées à mieux assurer le résultat, facilitant enfin la création de mesures financières en harmonie avec la tâche assumée.

Touchant la i^ortée des engagements pris par les Puissances, il suffit de lire le rapport à la Conférence sur les articles i à 3 et de

comparer le texte de ce dernier article primitivement proposé au texte définitivement adopté pour saisir à quel point les Puissances, principalement sur l'initiative de la France et de l'Angleterre, ont tenu non seulement à prévenir des revendications réciproques, mais à ne laisser entamer aucune part de leur indépendance.

Dans les discussions auxquelles a donné lieu rai)probation de FActe de Bruxelles au Parlement français, indisposé contre l'œuvre de la Conférence par l'éveil donné à toutes les suscei3tibilités concernant le droit de visite, un orateur a jeté dans le débat cet étrange paradoxe, reproduit ensuite par d'aucuns avec une certaine complaisance : « La Conférence ne s'est tenue que pour aboutir à ce résultat pratique : supi)rimer la liberté commerciale du bassin du Congo. »

C'était méconnaître étrangement les origines comme la teneur de l'œuvre accomplie par la Conférence de Bruxelles, et ce n'est certes i^as ainsi que parlera l'histoire. Ce qui est vrai et ce qui jjeut être constaté sans changer le caractère de la Conférence, c'est qu'à la suite d'une déclaration loyale de l'État indépendant du Congo concernant la

connexion nécessaire entre les obligations, nouvelles à assumer par lui et les ressources indispensables i)our y faire face, la Conférence a modifié, avant le terme de revision fixé d'après des prévisions communes, une disposition à laquelle TActe de Berlin avait attaché lui-même un caractèreexpérimental et provisoire : Tinterdiction absolue concernant rétablissement des droits, d'entrée.

A cette interdiction absolue fut substituée* — de raccord de toutes les puissances sauf une, qui finit d'ailleurs par se rallier à cettesolution — l'autorisation de percevoir un droit d'entrée modéré, exclusif de tout régime différentiel, uniforme dans toute l'étendue du bassin du Congo, ne dépassant pas un maximum de lo % de la valeur des marchandises importées, ne pouvant pas« l)lus entraver l'essor économique que ne peut le faire la perception do semblables droits, dans toute autre possession africaine, et procurant à l'État des ressources qu'il ne pouvait convenablement demander à suffisance soit à l'impôt direct, soit à des taxes intérieures de consommation, soit à tout autre régime fiscal différant de la douane,>

24o. LES HOMMAGES RENDUS A L'ÉTAT

source princii)ale des recettes dans la généralité des colonies durant la phase initiale de leur évolution.

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