‹ L'Afrique nouvelle;Chapitre 62 sur 187 · II. — LES RÉSULTATS DE LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

II. — LES RÉSULTATS DE LA VICTOIRE

Il semble être de mise chez certains publîcistes, qui ne font grâce à l'État indépendant du Congo d'aucun excès accidentel commis l)ar le moindre de ses subordonnés, de s'apitoyer sur le sort de ces infortunés Arabes exterminés si malencontreusement par la soldatesque congolaise. Mettant en relief quelques éléments de transformation sociale dégagés du milieu purement barbare i)ar certains potentats du centre africain, on

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réclame un jugement moins sévère à l'égard de ces derniers, tout au moins au nom du progrès économique. Mais le fait que de puissants chefs arabes ont traité plus favorablement certains groupes de populations africaines dans les régions infestées par eux, afin surtout de s'en faire des alliés de crime et de recruter des soldats, le fait même qu'ils n'ont pas laissé de créer certains foyers plus stables de mouvement commercial et de vie agricole n'emi)êclie pas que le trait caractéristique de leur domination, en dehors d'un périmètre souvent fort restreint, n'ait été la chasse à l'homme, le carnage, l'incendie, le i)illage, i3ar des moyens i^erfectionnés devant lesquels pâlissent les horreurs de la barbarie indigène. Et il ne paraît pas sérieusement contestable, à un point de vue plus général, que si les puissances civilisées, rAiigleterre, rAllemagne, la France, l'État du Congo, n'avaient eu raison i)ar la force des dominations indigènes madhistes, zanzibaristes, nigériennes et autres, l'aire des dévastations n'eût cessé de s'étendre et l'infâme trafic de chair humaine eût continué à fleurir.

Quant aux « courants commerciaux », dont

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