PI. 31. :
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La sagesse, c'est de laisser vivre les institutions musulmanes sans les favoriser au détriment des autres. A plusieurs reprises, on a donné à des populations des chefs de race et de religion différente, notamment mahométane. C'est une énorme erreur. Doit-on en dire autant de la médersa que nous avons ouverte à Djenné pour initier les jeunes croyants à l'arabe littéraire et à l'exégèse coranique. « A quoi bon, disent ses adversaires, enseigner une langue morte sans autre utilité pour nos Noirs du Soudan que de leur permettre la lecture du Coran? La médersa de Djenné n'est qu'un intempestif séminaire. » C'est être dupe des apparences. En effet, si des résultats pratiques n'apparaissent guère, on ne peut méconnaître le bien fondé du dessein politique. Il a été de montrer qu'on peut être tout à la fois bon serviteur de la France et bon musulman et que, loin de nous poser systématiquement en ennemis du marabout, nous étions prêts à mettre notre action civilisatrice en harmonie avec la doctrine islamique. La médersa de Djenné n'est que le signe sensible de notre tolérance religieuse.
Ce grand bâtiment rectangulaire, construit dans le même style que les autres maisons de la ville, en banco bien maçonné aux tons d'ocre claire, comprend actuellement quarante élèves répartis en trois années et instruits par deux professeurs que l'on a fait venir d'Algérie : MM. Merzouk et Moham-
med-Ali. Bien curieux, le spectacle de ces deux maîtres de couleur blanche, en veste courte et large pantalon bouffant, au milieu de leurs écoliers au teint d'ébène, vêtus tout uniment de leur boubou de cotonnade blanche. J'ai pu constater dans la classe de troisième année la tiédeur progressive de certaines régions mahométanes vis-à-vis de la croyance. Un des maîtres demande à ses élèves leurs intentions d'avenir. Bien que nous fussions dans une ancienne ville sainte, tous voulaient, en quittant la médersa, se livrer au commerce. Un seul déclara sur un ton d'importance, qu'il voulait « chercher la science > (traduisez : se faire marabout. Mais c'était le fils du cadi! Ainsi notre création fait faillite au point de vue religieux. Elle n'a donc pas ce caractère de séminaire que certains veulent lui trouver. Nous sommes arrivés à appliquer au Noir mahométan sa propre morale, à le gouverner par ses principes, en quelque sorte à lui parler sa langue. Pourquoi n'en ferions-nous pas de même avec les fétichistes? L'idée est en train de prendre racine. En 1908, une vaste enquête a été entreprise auprès des commandants de cercle pour recueillir et codifier les coutumes, les règles, les traditions des peuplades fétichistes. Ces données ne permettraient-elles pas la rédaction d'un coutumier qui serait une base plus solide pour les décisions des tribunaux indigènes? Ne pourrait-on, à l'exemple
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ce qui se fait à la médersa de Djenné, mais en se limitant strictement et évitant toute incursion sur le terrain religieux, ne pourrait-on, dis-je, établir un cours de droit coutumier pour les jeunes fétichistes élèves de nos écoles et appelés plus tard à exercer quelque influence sur les leurs? Pourquoi le marabout et le cadi garderaient-ils le monopole de l'autorité morale et de la science? Le féticheur n'est qu'un jongleur et qu'un sorcier. Instruisons-le ou mettons à côté de lui un personnage investi de quelque pouvoir spirituel. Que les fétichistes instruits prennent conscience de leur nationalité non musulmane et ils seront naturellement portés à la défendre contre les empiétements de l'Islam envahissant. Pour coloniser, il ne faut pas imposer aux peuples des coutumes et des traditions nouvelles. Il faut donner une base plus large à celles qu'ils possèdent, après se les être convenablement assimilées. L'idée n'est pas neuve et il y a plus d'un siècle que Bonaparte, organisant sa conquête de l'Egypte, n'agissait pas autrement.
Nous ne devons pas moins respecter l'organisation de la famille noire, malgré ce qu'elle peut avoir pour nous de barbare et de choquant. Il n'est pas douteux, d'ailleurs, que peu à peu, par l'exercice prolongé de notre action colonisatrice, cette famille noire n'évolue vers un avenir plus moral et plus digne de l'humanité. Jusqu'à ce jour, elle a été
basée, ainsi qu'il a été dit plus haut, sur l'utilisation pratique et l'évaluation économique de ses membres. Composée des hommes libres, des femmes, des enfants et des captifs, elle forme en Afrique occidentale l'unique groupe social. Dans ce groupe, la femme, l'enfant et le captif constituent de véritables propriétés en même temps que des instruments de travail et de rapport dont le chef de case peut disposer à son gré.
Il ne s'ensuit pas de là qu'ils soient forcément maltraités et malheureux. Tout naturellement, par le fait que l'être humain prend une valeur marchande, celle-ci sert d'étalon à toutes les autres. Un homme vaut trois bœufs, huit moutons. La conséquence naturelle est que pour le chef de case l'important, c'est d'avoir le plus d'enfants possible. Aussi la femme stérile est-elle déconsidérée et souvent même répudiée. Plus la famille est nombreuse, c'est-à-dire plus elle compte de femmes et de captifs, plus elle a' de richesse et de prospérité, car elle apporte plus de bras pour la culture des lougans. Elle divise mieux le travail, peut plus facilement encourir les risques de l'existence et tient en réserve des valeurs toujours négociables. C'est proprement l'esclavage dans la famille.
Ce mot parait-il trop fort, quand on songe que la femme et l'enfant peuvent être vendus, loués, échangés, mis en gage? Le mariage de la fille est
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une vente qui se fait sans son consentement. Il en est de même chez certaines races blanches. Les jeunes filles Maures sont engraissées par leurs parents pour être vendues plus cher, « comme des porcs au marché », dit Mage. Les Touareg gavent leurs filles dès la huitième année, en vue du mariage. Pour ce mariage, la volonté du chef de case est la seule qui soit nécessaire. Vit-on jamais sonkourou (jeune fille) se rebeller devant cette volonté? En tout cas, une légende populaire bambara nous conte le sort lamentable de la belle Nénié qui fut réduite à convoler avec un crapaud, pour s'être refusée à prendre l'époux que lui avait choisi son père. Cet exemple est considéré comme détestable et la morale de la légende, c'est que depuis ce jour les jeunes filles ont toujours accepté les maris que leur destinait leur père.
Tout est barbare et sent la domination sans limite dans le mariage indigène. Non seulement, la femme est vendue contre le versement d'une dot dont le montant varie suivant la région et va environ de 1 000 francs chez les Ouolofs à 100 francs dans la vallée du Niger et 50 francs à la Côte d'Ivoire, mais elle subit souvent, chez les Bobos, les Mossis, les Habbés, les Sarrakholés, les Sonraï, et bien d'autres encore un enlèvement réel ou simulé. La cérémonie du mariage s'accompagne presque toujours de pratiques peu encourageantes. Dans cer-
taines régions de l'intérieur, la femme est battue, le jour de son mariage, en signe de sujétion, par son père d'abord et ensuite par son mari. Chez les Ouangarbés du Mossi, les matrones conduisent la jeune épousée à la case nuptiale. Sur le seuil, des fers et un fouet lui sont présentés par le forgeron qui lui dit : « Femme, ces fers te seront attachés aux pieds si tu es volage, ce fouet te cinglera si tu n'obéis pas. »
L'augure, hélas! est véridique. La pauvre femme noire vit jusqu'à la fin de ses jours une existence de bête de somme, dure travailleuse inclinée sans cesse sous le brûlant soleil dans la terre brune des lougans, éternelle pileuse de couscous, couveuse d'enfants vite flétrie et dont le visage demeure cependant souriant et gai. C'est sur elle que retombent les mille besognes de la vie indigène et un grand nombre d'ouvrages industriels qui sont chez nous lapanage des hommes : battre et vanner le grain, récurer les calebasses, faire le beurre de karité, l'huile, le savon; procéder à la cueillette de l'indigo et du coton; égrener, carder, filer, tisser ce même coton: teindre les vêtements; fabriquer la poterie; cuire le pain dans les régions où il y a du blé. Ajoutez à cela qu'elle n'arrête pas de mettre au monde des négrillons qu'elle nourrit jusqu'à trois et quatre ans et qui l'épuisent.
Elle ne prend pas ses repas avec son mari et vit
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dans une case distincte. Pourtant, elle est souvent plus intelligente, plus avisée que l'homme. Tout en l'écrasant de labeur et en la maltraitant, il arrive que son seigneur et maître prend ses avis et suit ses directions. Parfois, pour l'en remercier, il se mettra à lui faire une vie intenable afin de l'obliger à divorcer et de rentrer par là dans les débours qu'il a faits pour acquitter la dot. Car le mariage, en raison de la valeur marchande attribuée à la femme et à la postérité dont elle apporte la promesse, le mariage n'est qu'un achat dont le futur acquitte le prix entre les mains de la famille de celle qu'il veut épouser. C'est la dot versée par l'homme à l'inverse de ce qui se fait chez les peuples avancés en civilisation. En raison de l'intérêt qu'il peut y avoir à rechercher certaines alliances, les fiançailles se font souvent étrangement à l'avance. Moussa, âgé de dix-huit ans, va demander en mariage Nassou qui compte tout juste deux printemps et ils ne convoleront guère avant une (douzaine d'années. Les veuves et les divorcées subissent une dépréciation considérable. Elles se vendent elles-mêmes et gardent généralement pour elles les éms de la dot. Le prix de celle-ci varie suivant les régions, l'âge des femmes et la virginité dont elles peuvent ou non se prévaloir. Elle doit être rendue en cas de divorce.
Conséquence directe du mariage tel qu'il est
pratiqué en Afrique occidentale : on y trouve beaucoup de divorcés, mais pas une vieille fille. Peutêtre sous l'influence de notre civilisation européenne, la personnalité morale de la femme finirat-elle par se dégager. A cette heure, celle-ci ne vaut que comme animal de reproduction et de travail.
La conception mercantile de la famille se retrouve dans la plupart des coutumes successorales. Les femmes, les enfants, les captifs sont considérés comme des biens indivis faisant partie de l'héritage. Celui-ci se transmet généralement en ligne collatérale. Peut-être a-t-on voulu éviter ainsi que les femmes du père revinssent au fils, mais il faut plutôt voir là un reste de la polyandrie primitive qui fait encore durer dans nombre de peuplades la suprématie de la parenté maternelle ou matriarcat. La transmission en ligne collatérale vaut au frère du chef de famille, à l'oncle, une grande autorité morale dans le groupe de cases. On ne se demande jamais entre Noirs : « Comment va ton père? Comment va ta mère ? » sans ajouter aussitôt : « Comment va ton oncle? » On l'appelle souvent même du nom de père. Ce qui fait que les cousins généralement assez nombreux deviennent des frères et ce qui explique la prodigalité avec laquelle les indigènes traitent leurs voisins de village de « grand » et de « petit frère ». Ajoutons que dans
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les pays où l'héritage se transmet en ligne directe, le fils hérite quand même de toutes les femmes de son père, sa mère exceptée.
On comprend qu'une société semblable ne peut facilement être soustraite à l'esclavage devenu pour elle une véritable nécessité, une condition expresse d'existence. La richesse, l'activité, la puissance d'une famille est en raison directe du nombre de ses captifs. Sans eux, tout au moins avant les progrès réalisés par les Blancs, ni production, ni organisation, ni ordre. Certes, la guerre a dû être au continent noir une des causes d'esclavage les plus fécondes, mais je crois que celui-ci tient avant tout à d'impérieuses raisons économiques. On peut s'en rendre aisément compte aujourd'hui que la disparition de leurs captifs a ruiné plusieurs Noirs autrefois riches. En Haute-Guinée notamment, de nombreuses terres cultivées ont été abandonnées. On a pu également assister à un fait étrange dans plusieurs de ces villages de liberté que l'Administration française a ouverts aux anciens captifs libérés par elle et qui n'ont, d'ailleurs, donné que d'assez piteux résultats. Aux questions de fonctionnaires leur demandant s'ils étaient satisfaits de leurs cultures, les habitants ont répondu qu'il ne leur manquait qu'une chose : des captifs pour travailler dans leurs lougans.
Certes, nous ne pouvions laisser subsister en
terre française l'odieuse traite des esclaves autrefois alimentée par les guerres intestines, les rezzous et le commerce maritime du bois d'ébène. En février 1901, des circulaires édictaient des mesures de police très rigoureuses contre le commerce de traite et portaient refus absolu de reconnaître l'existence de l'état de captivité. Il en résulta une perturbation profonde dans la prospérité et l'ordre de plusieurs régions agricoles. Les habitants de plusieurs centres, notamment ceux de Bandiagara, firent valoir avec raison qu'ils ne s'étaient soumis aux colonnes conquérantes qu'à la condition expresse de conserver leurs captifs. Chez les Markas, on prit les armes pour contraindre ceux que nous libérions à demeurer. Dès lors, sans revenir expressément sur ce qu'elle avait fait, l'Administration établit une distinction qui s'imposait. Dans ses mesures d'abolition générale, elle sépara le captif de traite du captif de case.
Ce dernier est éminemment propre à montrer à quel minimum inévitable de besoins correspond l'esclavage en Afrique occidentale. Il fait essentiellement partie de la case et de la famille au milieu de laquelle il est né. C'est un serviteur fidèle et attaché auquel le maître tient, qu'il ne vend pas et qu'il traite avec certains égards. Il jouit de beaucoup plus de considération que les castes inférieures : griots, forgerons et cordonniers. On le
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consulte da«s les affaires de famille. A l'occasion il prend en l'absence du maître la direction de la maison. On lui reconnaît partout des droits et des libertés. Ainsi il peut disposer pour son compte de certaines heures de la journée, de certains jours de la semaine. Presque partout il a son bien propre, son lougan à lui. A Kayes, il ne doit au maître que la moitié de son temps et la moitié de ses récoltes. Chez les Peuhls, sous le nom de rimaïbé, il cultive un bien foncier qui lui appartient, qui suit sa fortune et se transmet en même temps que lui, moyennant le paiement à son maître d'un impôt appelé mourgou. Chez les Djennenkés, les captifs ne sont occupés que quelques jours par semaine au travail des champs. Les femmes se rendent entièrement libres par le paiement d'une contribution quotidienne de 80 cauris, soit environ 8 centimes. Ce sont les actives et vaillantes gabibis qui vont vendre du sel jusqu'à Tombouctou et qui portent un vêtement masculin, le dloki, d'où pour les Noirs de l'Ouest un éternel sujet de moquerie.
Au fond, le captif de case est plus un serf qu'un esclave. Il fait partie intégrante de la famille, de la société et du régime de la terre en Afrique occidentale. Vouloir le supprimer eût été une faute et une impossibilité. Il n'y a qu'à le laisser subsister jusqu'à ce que s'éteignent là-bas les derniers vestiges de l'esclavage et que les condi-
tions de la vie économique actuelle fassent place à celle que nous amenons avec nous. Le captif de case reste donc toléré, sans que toutefois nous garantissions sa possession à son propriétaire. D'ailleurs, il ne réclame que rarement sa liberté. En a-t-il le sens précis? C'est bien douteux. Il n'y attache, en tout cas, aucune idée de fierté. J'ai souvent parlé aux Noirs de la joie qu'ils devaient éprouver à ne plus courir le risque d'être à chaque instant réduits en captivité. Presque toujours, ils hochaient la tête d'un air de doute et me répondaient : « Oui, mais aussi moi y en a plus pouvoir faire les autres captifs. » Pour eux, la seule prospérité désirable comme la seule véritable liberté sociale, c'était la propriété. Et l'homme est resté chez eux depuis des siècles la propriété par excellence.
Faut-il compter sur un progrès de la société noire? Certes, mais son éducation ne se fera que peu à peu, au contact de notre civilisation et de nos exemples, sans que nous ayons à user d'autorité, sans que nous cherchions à lui imposer notre morale, notre conception de la vie et nos méthodes. L'indigène verra de lui-même ce qu'il doit en prendre et son évolution s'exécutera par la force des choses, comme l'évolution économique des terres fertiles qu'il habite. Soyons avant tout pour lui un guide. Et c'est ici que doit se poser une
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question : Le Noir nous aime-t-il? La réponse est difficile. D'abord, parce que le nègre est un être superficiel chez qui les sentiments d'affection sont frêles et changeants. Et puis, nous sommes si loin, si différents de lui! Ce qui est certain, c'est qu'il montre avec nous sa bienveillance et son enjouement naturels, qu'il se rend compte de notre supériorité sans en éprouver de haine et qu'elle lui inspire, au contraire, une sorte de tranquille admiration. Celle-ci est assez justement exprimée par la phrase dont il salue invariablement nos inventions et nos travaux : Y en a manière toubab (Blanc).
Et puis, il a le respect de la force et de la valeur militaire. Il se souvient des rudes combats de la conquête. Il sait que de tous les peuples qui se sont installés en Afrique occidentale, Anglais, Allemands, Portugais, Belges, nous sommes celui qui a versé le plus de sang sur les champs de bataille de la brousse. C'est nous aussi qui avons abattu son épouvantail héroïque, son Achille exterminateur et pillard. Dans les villages de Guinée, les griots saluaient régulièrement mon arrivée d'une complainte dont le refrain chantait : « Les Français sont de bons garçons, les Français sont des braves! Ce sont eux qui ont vaincu Samory ! »
Aussi faut-il espérer beaucoup de cet immense empire africain qui s'étend si près de la France, vieille terre mystérieuse des invasions, des rez-
zous, de l'esclavage et de la mort, devenue en si peu de temps une magnifique et pacifique arène offerte à l'initiative de ce génie latin auquel on a si souvent refusé la qualité colonisatrice. Nourrie par l'effort commun, fortifiée par les sacrifices et les dévouements, grandie par des souvenirs glorieux, mais aussi accueillante, souriante et belle dans sa fraîche parure verdoyante, une patrie tropicale a pris racine là. s'est développée là et s'y est formé une personnalité, un caractère, une âme. Le Noir arraché à ses ténèbres, sollicité par plus de besoins, hanté par des désirs moins bas, y aidera le Blanc de ses efforts et saura profiter de ses exemples. Déjà, nous assistons à la rénovation de ces régions incultes et barbares. Qui sait si dans un demi-siècle, notre pavs ne puisera pas à son tour une jeunesse et une énergie nouvelles au milieu de ces pâturages, de ces forêts, de ces plaines qui sont à la fois une admirable terre d'expansion, un grenier d'abondance et un réservoir d'hommes ?
TABLE DES GRAVURES
Pages
Planchb i. - Adjiki, fils de Tofa, chef de Porto-Novo (Dahomey). Malgré son magnifique uniforme, Adjiki ne porte plus le titre de roi que lui avait légué son père (cliché
Fortier) Frontispicb
S — M. Merlaud-Ponty, gouverneur général de l'Afrique occidentale française (cliché Pirou, rue Royale). — Le Gouvernement général
à Dakar (cliché Salta) 8
— 3. — Indigènes réunis pour le recensement (Soudan). Ces recensements servent à l'administrateur pour établir l'impôt le plus équitablement possible (cliché Fortier) . . 16 4 — Chefs de village allant remettre le produit de l'impôt recueilli par eux (Haut-Sénégal-
Niger) (cliché Fortier) M
5. — Montagnards Habbès attendant d'être recensés pour l'impôt (région de Bandiagara) (cliché deSaint-Mart). - Chefs dahoméens faisant, sur l'ordre du gouverneur général, amende honorable au monument de l'administrateur Cait, assassiné à Sakete (cliché Fortier) ..." 2?
6. — Fonctionnaire des Postes et Télégraphes chargé de la pose d'une ligne télégraphique, avec son matériel et ses porteurs (cliché
Fortier) 36
— 7. — Une école de village sous la direction d'un sous-officier français (Haut-Sénégal-Niger). — Un tribunal indigène (Sénégal). Le chef de la province y est assisté de deux notables (clichés Fortier) 40
L'AFRIQUE OCCIDEXTALE FRANÇAISE.
Paget PljlNchb 8. — Femmes attendant la consultation au dispensaire d'Abomey (Dahomey). Les indigène* viennent en grand nombre aux consultations de l'Assistance médicale (cliché Fortier). — La cour de l'école régionale de garvons à Ségou (cliché Spitzi 48
— 9. — Artillerie indigène défilant à Dakar. Le
0e régiment d'artillerie coloniale est composé mi-partie de Noirs et de Blancs. — Bataillon de tirailleurs sénégalais partant de Kati pour une colonne de guerre (clichés Fortier) 64
— 10. — Un goum berabich. Nomades du Sahel,
les Berabichs nous fournissent de vaillants volontaires pour les colonnes de police aux environs de Tombouctou (cliché lieutenant Pouvreau). — Port-Etienne (Mauritanie).
Le poste fortifié (cliché Fortier) 84
— 11. — Une revue de méharistes à Niamey (terri-
toires militaires du Haut-Sénégal-Niger) . 88
— 12. — Dakar : vue générale (cliché Salta). —
Konakry : vue générale (cliché Fortier). 98
— 13. — Bamako. Tam-tam dans une rue. La popu-
lation indigène de Bamako habite la ville basse (cliché Fortier) . 108
— 14. — Guerriers touareg. Les Touareg passent
dans le pays pour descendre des Croisés. D est certain que dans leur allure et leur équipement on retrouve quelque chose du guerrier du Moyen âge. — Chefs touareg à Tombouctou (clichés Fortier) 113
15. — Une place à Tombouctou. Touareg, Berabichs, Kountas, Dagas, Maures, Sonraïs, Bambaras semblent avoir oublié leurs guerres et leurs querelles et être heureux de se retrouver pêle-mêle dans la vieille ville fameuse (cliché Fortier) 116
TABLE DES GRAVURES
Pagas
Planch* 16. — Explosion d'une mine dans une rivière de Guinée où va être élevé un pont du chemin de fer (cliché Fortier) 13*
— 17. — Chemin de fer de Kayes au Niger. Le pont
sur le Bakoy (Haut-Sénégal-Niger). — En gare de Porto-Novo (chemin de fer du Dahomey) 136
— 18. — Kouroussa, place du marché. Cette ville se
trouve au terminus du chemin de fer de Guinée. — Marché de Koulikoro (Haut- Sénégal-Niger). Cette ville est située au terminus du chemin de fer de Kayes au Niger (clichés Fortier) 140
— 19. — Construction d'un pont sur la rivière N'si
(chemin de fer de la Côte d'Ivoire) (cliché Fortier). — Travaux du chemin de fer de Porto-Novo à Sakété (Dahomey) (cliché Guibert) I*4
— 20. — Ouvriers du chemin de fer et leurs familles
sur la ligne de Porto-Novo à Savé (Dahomey) (cliché Fortier) 148
— îi. — Le marché de Kankan (Haute-Guinée). Cette
ville où doit aboutir le chemin de fer de Guinée est le plus gros marché d'approvisionnement du caoutchouc (cliché Fortier). 168
— î*. — Teinturières à Kankan (Haute-Guinée). La
teinturerie, comme tant d'autres métiers réservée chez nous aux hommes, est exercée par les femmes en Afrique occidentale (cliché Fortier) 172
— Î3. — La ville de l'arachide : Rufisque. — Por-
teurs de barres de sel à Tombouctou. Ces barres plates et marquées de signes mystérieux proviennent des mines de Taoudenit (clichés Fortier) 176
Pages Planche 2i. — Aux ruines d'or de Siguiri (Haute-Guinée). Le trommel ou appareil de triage (cliché Marié). — Aux mines d'or d'Ahinta (Cote d'Ivoire). La laverie (cliché Fortier). . . 180
— 25. — La sortie des moutons à la bergerie de
NVifanké (cliché Keiser). — Type de cheval m'bayar (race du Sénégal) aux courses de Rufisque (cliché de Vilmorin) 204
— Î6. — Le labour dans les rizières à la ferme d'Yri-
Kiri (Guinée française). — Le battage du riz à la ferme d Yri-Kiri. — Sacs de riz destinés à l'exportation au poste de Niafunké (Haut-Sénégal-Niger; (clichés Mongit et Fortier) 208
— 27. — Sur le Niger. Les Bosos qui montent ces
pirogues se livrent exclusivement à la pèche (cliché Fortier) 212
— 28. — La pêche à Port-Étienne (Mauritanie). Le
vidage du chalut. C'est un immense et frémissant scintillement d'argent aux reflets bleus., bruns, gris, rouges 214
— 29. — Maure et Targui. Rouliers du désert, les
Maures se rencontrent aux environs de Tombouctou avec les Touareg qui nomadisent dans le Sahel (cliché Fortier) . . . 220
— 30. — Féticheurs et féticheuses à Abomey. Les
populations dahoméennes sont à peu près exclusivement fétichistes (cliché Fortier). 224
— 31. — Un collège de féticheuses (Dahomey). Les
jeunes féticheuses forment des sortes de congrégations qui reçoivent l'enseignement sacerdotal. — Un tam-tam d'honneur à Abomey. Dans le fond, les parasols de parade des chefs (clichés Fortier) . . . 232
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