APRÈS-MIDI
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mars et avril, se faisait sentir vers les trois heures de l'après-midi, et le minimum entre quatre et cinq heures et demie du matin. Après minuit, le thermomètre baissait à peine.
Aux jours les plus froids sur la côte, on comptait, d’après ce qu'on m'a dit, de 64° à 65° (17° à 18° c.). Quant à moi je n’ai jamais vu le thermomètre plus bas que 68° (20° c.). Pendant la saison sèche, en juillet et en août, le maximum varie généralement entre 79° et 80° (24° et 32° c.). Il faut dire que sur le littoral je n’ai fait que très-peu d'observations, en dehors de celles dont j'ai pris note. Dans l’intérieur c'est différent. Lorsque j'étais chez les Ashangos, la température, pendant ces quelques jours, ne s’éleva pas à plus de 72° (22° c.), mais elle s’abaissa jusqu'à 64° (18° c.) à six heures de l’après-midi.
Le ciel était constamment nuageux. Mais de ce que la température est moins chaude là que dans d’autres régions — et j'en ai donné les raisons — il ne s'ensuit pas que la chaleur du soleil soit moindre. Je désire vivement que ce peu d'observations donne l'éveil aux esprits disposés à faire des recherches sur ce sujet, et que des études comparées sur la chaleur des rayons solaires et sur celle de l’atmosphère puissent être poursuivies avec fruit dans diverses contrées.
Mais il serait d'abord nécessaire d'adopter une méthode uniforme pour déterminer la puissance du soleil, et je demanderai humblement que ce sujet soit mis en discussion. Malheureusement cette méthode uniforme n'existe pas, aussi en ai-je employé une qui m'est toute particulière, ce qui me fait craindre de ne pouvoir comparer mes observations avec celles des autres.
J'avais deux thermomètres, que je plaçais à quelque distance lun de l’autre, quelquefois à 50 ou 100 mètres, quelquefois moins, et j'étais surpris de la conformité des résultats. Le maximum des différences était tout au plus d’un degré.
Mes thermomètres étaient placés sur une planche de bois, afin d'éviter l'humidité de la terre. Je commencai ces observations dans l’Ashira, mais je ne pus les continuer, mes thermomètres solaires m'ayant été volés pendant mon voyage entre l’Ashira et l’Otando. Comme la température était plus chaude à Mayolo qu'à Olenda, je n'aurais pas manqué d'y trouver mon thermomètre plus élevé. A Olenda, le maximum de la température atmosphérique était de 92° à