FRAICHEUR DES FORÊTS
94° (33° à 34e c.). Quant à la chaleur des rayons solaires, à dix heures du matin et à cinq heures de l'après-midi, elle donnait généralement 118° à 125° (46° à 49° c.) et à midi, 130° à 135° (52° à 54° c.).
Ces observations furent prises en janvier et février. C'était vers une heure de l'après-midi que la chaleur solaire avait atteint son maximum. Ainsi, après une heure, ce maximum décroissait, tandis que la chaleur atmosphérique n’atteignait le sien qu'à trois heures. La plus grande chaleur à l'ombre, cette année-là, à l'observatoire de M. Bishop, à Twickenham, était de 89° (32° c.), tandis que celle du soleil n’était que de 106° (41° c.) ; ces différences comparées prouvent que la chaleur solaire est bien moindre dans ces latitudes que dans l'Afrique équatoriale.
Ce travail d'observations, au milieu de la chaleur du jour, était extrêmement pénible, car je ne pouvais approcher de mon thermomètre qu'avec un simple chapeau, sans ombrelle ni rien qui pût jeter de l’ombre sur l'instrument; et je ne pouvais me livrer à cette étude que tous les deux ou trois jours, car j'en rapportais chaque fois un mal de tête pour toute la journée du lendemain.
Je remarquai que quelquefois un simple nuage passant sur le soleil, pendant le cours de l’observation, faisait tout à coup descendre le thermomètre, en quelques secondes, de 8 à 10 «legrés, ou même plus. Quand j'étais à Mayolo, je faisais de doubles observations presque en même temps, dans une véranda découverte du village et dans la forêt. Je reconnus que la température de la forêt ne variait que d’un degré de une heure à trois heures de l’après-midi, tandis que dans la véranda elle augmentait de 7 ou de 8 degrés. La température de la forêt n’atteignit jamais 31 degrés centigrades, aussi la trouvait-on fort agréable. Grâces soient rendues à la Providence qui a voulu que le voyageur pût trouver, contre les rayons d’un soleil si ardent, la protection du feuillage épais des forêts.