CRANE MALE D'UN FAN
1. Vue de face, — 5, Vue de profil. — 6. Vue de la base du crâne.
supérieures est la même que dans le n° 2%; mais ces alvéoles sont peut-être plus profonds. La voûte palatine est plus resserrée dans sa partie antérieure. Les apophyses ptérigoïdes inférieures sont plus larges, plus courtes et plus redressées que dans le n° 24. Les parois du crâne sont plus compactes et plus épaisses; elles ont quatre lignes et demie d'épaisseur dans les os frontaux et pariétaux, le long d’une section prise à un demi-pouce de la ligne médiane du calvarium. Le pariétal s’amincit un peu au renflement et à mesure qu'il descend: mais près de la suture squammeuse, il garde une épaisseur de trois lignes. Le diploé est pauvre et à peine indiqué; grâce à la densité des parois, le poids de ce crane est considérable. Il est, sans la mâchoire inférieure, de 2 livres 2 onces 3/4 1.
Les molaires, comme chez le n° 24, sont d’une dimension intermédiaire entre celles des Australiens et celles de la plupart des Européens.
Le troisième crâne (n° 96. — Figures 7, 8 et 9), est celui d’une femme âgée, aussi de la tribu des Fans, à qui il ne reste que deux canines et une molaire du côté gauche de la mâchoire supérieure. Ce manque presque absolu de dents, s’ajoutant aux autres traits caractéristiques de la vieillesse, fait projeter la mâchoire inférieure en avant, par suite de la nécessité où se trouvait cette femme de la rapprocher, pour mâcher, de sa gencive supérieure, dans l'intervalle des canines qui lui restaient (voir la figure 7). Les alvéoles des molaires tombées sont atrophiés dans les deux mäâächoires, mais ceux des incisives, quoique oblitérés, ont gardé à peu près leur ancienne profondeur, en se dirigeant en biais vers l’orifice, à la manière des incisives scalpriformes des rongeurs.
Le crane, quoique plus petit, reproduit en général la forme et les proportions de celui de l’homme Fan. On y trouve les sutures ordinaires.
La lambdoïde est étroite, et l’échancrure arrive à peine au dentellement vers le bord inférieur et externe de la suture, où une légère arête est enclavée entre la mastoïde et la super-occipitale du côté gauche. Les condyles occipitaux sont moins convexes et plus usés que dans le crâne masculin, par suite de l'habitude de porter des poids sur la tête. La crête arquée inférieure de l’occiput est bien dessinée, et la surface qui s'étend de là jusqu’au trou occipital laisse voir les caractères ordinaires des attaches musculaires. Mais il n’y a ni crête arquée supérieure, ni épine occipitale, et la surface au-dessus de la crête inférieure est convexe et lisse comme le reste de la partie postérieure du superoccipital. Les apophyses mastoïdes sont petites ; les crêtes supra-mastoïdes,