‹ L'Afrique sauvageChapitre 141 sur 196 · Vue de profil. — 2. Vue de face. — 3, Vue de la base · texte numérisé non relu

Vue de profil. — 2. Vue de face. — 3, Vue de la base

mastoïde, ou post-squammosale, au conduit auditif externe, Au-dessus de celuici, le bord supérieur et extérieur du tympan projette comme une sorte de crête super-auditive. Les stylohyals, d’un pouce de long, sont ankylosés au rocher.

Le frontal est légèrement protubérant au-dessus de la suture sphénolrontale, entre celle-ci et le commencement ou le devant de la crête temporale.

Les os nasaux sont courts, étroits, concaves dans leur longueur, cosvexes transversalement, mais avec peu de saillie.

Les màchelières sont extérieurement inclinées jusqu’à leur bord inférieur, à l'approche duquel elles deviennent creuses dans leur longueur. La partie alvéolaire de la mächoire supérieure descend en saillie, comme dans la ligure 1. Le contour de la voûte palatine figure une ellipse complète (figure 3.) Les molaires (1 et 2) sont plus petites que chez les Australiens.

L'angle de la mâchoire est bien marqué. La branche ascendante est quadrangulaire, les alvéoles des incisives s’infléchissent légèrement en dehors. Un os rudimentaire tient la place des spinæ mentales, sur la partie interne ow le dos de la symphyse.

Les trois molaires normales se retrouvent de chaque côté de la mâchoire inférieure; celles du côté gauche, particulièrement la première et la seconde, sont plus usées que celles du côté droit. La troisième de gauche est au niveau des autres; mais la dent correspondante de droite n’est qu’à la moitié de sa croissance. L'âge du sujet, qui était dans toute sa force, peut expliquer l'état de sa dentition ; il est clair aussi que le côté gauche, c’est-à-dire une moitié, de la mâchoire, avait déjà été fort usé par la mastication. Ces molaires sont d'une dimension inférieure à celles qui meublent les mâchoires des Australiens, mais supérieure à celles de la plupart des Européens.

La boite osseuse du crâne, comparée à celle d’un Européen de mêmes proportions tant en largeur qu’en longueur, est plus elliptique, et moins ovale dans ses contours. Le crâne de l’Européen a, d'ordinaire, les bosses pariétales plus développées. Le cerveau plus volumineux de celui-ci comporte aussi une plus grande étendue du front en hauteur et en largeur, plus de convexité, plus de saillie au-dessous des crêtes temporales, et une direction plus horizontale de la partie de l’occiput placée entre le grand trou occipital et la crête arquée supérieure. Des os nasaux plus prolongés, des alvéoles d’incisives moins profonds et plus verticaux, et des pommettes moins proéminentes sont aussi les caractères qui distinguent les crànes de la plupart des Européens modernes de ceux des Africains.

Le crane qui vient ensuite, et que j'ai choisi pour être photographié (n° 57), est celui d’un Fan, d’une race cannibale de l'Afrique équatoriale de l'Ouest (figures 4, 5 et 6). 11 a appartenu à un individu plus fort et plus grand que le précédent. Le front est plus haut, les protubérances pariétales sont plus saïllantes, ainsi que la région sagittale, d’où les pariétaux descendent plus d'aplomb sur les temporaux. Les sutures lambdoïde, mast-occipitale, squammeuse, squammo-sphénoïde, sphéno-frontale et sphéno-malaire sont intactes. Les sutures sagittale, coronale et frontale sont oblitérées: le contour horizontal du crâne est plus ovale que dans la moyenne des cränes européens, comparés à celui de l’indigène du Fernand-Vaz; ce qui tient au resserrement latéral du front chez le Fan.

La ligne super-occipitale est d’une convexité assez régulière, comme dans le crâne précédent. La surface, principalement l’ex-occipitale, qui s'étend depuis le grand trou jusqu’à la protubérance occipitale, forme avec le plan de ce trou, comme dans le sujet précédent, un angle moins ouvert que chez la plupart des crânes européens. L’étendue verticale du cerveau est moindre, et la Surface occipitale en question ne descend pas autant au niveau du grand trou. La protubérance occipitale est plus prononcée dans ce crâne que dans le précédent; mais à partir de là, la courbure supérieure s’abaisse plus tôt, et la ligne de la courbure inférieure est moins marquée. Le trou occipital est plus petit. La tubérosité par-occipitale droite est plus prolongée. Les apophyses mastoïdes sont plus grandes. La crête supra-mastoïde est plus arquée et se prolonge en haut; il n’y a pas de fosse post-squammeuse ; les crêtes superauditives sont plus obtuses que dans les figures 1 et 3.

La suture lambdoïde est faiblement et irrégulièrement dentelée dans sa partie supérieure ou médiane, et devient échancrée à sa partie inférieure, pour se résoudre en une ligne pure et simple à l'approche de sa jonction avec la suture mastoïde. Le prolongement en avant de l'angle antérieur et supérieur de la squammeuse montre clairement qu’elle a divisé la partie de l’alisphénoïde, sur laquelle elle s'étend à partir du pariétal, sur les deux côtés de la tête, et que la suture sphéno-frontale est plus courte que dans le n° 24.

Les sinus frontaux r’ont pas de saillie extérieure, et la glabella se continue en Courbe concave dans la partie nasale du cràne. Les os nasaux sont plus larges, plus courts et moins proéminents que dans le n° 2/4. Les mâchelières sont plus profondes, plus uniformément convexes, et n’ont pas leur bord inférieur tourné en dehors. Le direction en avant des alvéoles des incisives

1. Eïles manquent presque, et ne doivent pas être confondues avec les crêtes supra-mastoides.

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