‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 103 sur 143 · ACTE TUOISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TUOISIEME

COLETTE

Avec Maurice, il n'y a rien à craindre ! c'est un cavalier!... vous savez que j'ai sauté pour la

Iemière fois un fossé.

TAVERNAY, l'esprit ailleurs.

Ah!

COLETTE

Qu'est-ce que vous avez! Qu'est-ce qu'il a?

TAVERNAY

Je vous demande pardon... je pensais à autre chose.

COLETTE

Je vous disais que j'ai sauté un fossé pour la première fois.

TAVEItNAY, indifférent.

Ah! bien, je suis très content.

COLETTE

Vous dites cela comme si cela vous était égal.

TAVEHNAY, eu s'efforçaiit de sourire.

Du tout... mais je ne puis pourtant pas me mettre à danser de joie.

COLETTE

Oh! vous êtes de mauvaise humeur, aujourd'hui.

TAVLKiNAV

De mauvaise humeur? mais je n'ai aucune

L'AGE D'AIMEll

raison pour cela. Vous vous êtes reposés en route?

MALRh.i;

Oui... non... pourquoi?

TAVERNAY, en lui passant la main sur l'épaule. Vou'^ Mvoz encore do In mousse.

(OLETTK

Mais oui, vous vous souvenez bien ?

(Jiie je suis bète! Tavernay me disant de la mousse, je croyais... je pense bien, parhleu ! ISous nous sommes étendus pendant une demi-heure au moins, tant le soleil était ardent.

GENEVIÈVE

Vous avez bien fait, car, franchement, entre trois et quatre, la chaleur était accablante.

TAVERNAV

Vous êtes toute décoifTée.

COLETTE

Voilà qui m'est bien égal, par exemple ! Je suis

TAVERNAY

Vous ne pouvez pas être laide... mais vous ôtes tout étouriffée... alors, naturellement...

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