‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 109 sur 143 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

GENEVIEVE

Aujourd'hui, il n'y en a plus?

MAURICE

Non... c'est simplement pour te faire comprendre qu'il y a tant d'hôtels, tant de pensions, tant de gargotes, tant de touristes, tant de

guides...

GENEVIÈVE

Allons ailleurs... pourvu que nous soyons tous les deux, le pays m'est égal.

MAURICE

On est si bien ici.

GENEVIÈVE, gentiment.

Ce sera comme tu voudras.

MAURICE

Cela ne te fâche pas ?

GENEVIÈVE, de môme.

Mais non... reste un peu plus souvent avec moi, c'est tout ce que je te demande.

MAURICE

Pour commencer : demain pas de cheval. Et I nous irons nous promener tous les deux.

GENEVIÈVE

I Tu es gentil. (Apercevant, sortant de la poche de Mau-

rice, un petit bout de chaîne en or.) Qu'est-ce qui dépasse

de ta poclie?

MAURICE

Où donc?

GENEVIÈVE

Là.

MAURICE

Tiens ! j'ai oublié delà lui rendre. C'est la petite chaîne de Colette et le médaillon que tu lui as donnés. Elle s'est brisée... Alors elle m'a prié...

(.I..M.\ ii;VE

Comment a-l-elle fait son compte? ollc élnit .1 cheval.

MAURICE

Ma foi, je ne sais pas. J'ai même le petit anneau dans mon portefeuille, il le tire de sa poche) Tiens, fu vois. (Il le lui montre.) Et ça. sni'J-tu ro qiio r'ost?

GENEVIÈVE

Non.

MAURICE

C'est la première lettre que tu m'as écrite... Je l'ai toujours sur moi.

GENEVIÈVE

Montre-la. (Elle lii.) « Mon cher amour : Aujourd'hui tu m'écris qu'il y a un mois déjà que nous

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