BELLE^■ CONTRE
C'est cela, tu vas pleurer... C'est ta dernière ressource! Je préférerais de beaucoup que tu me dises, une fois pour toutes, ce qui se passe dans cette petite caboche.
ANDRÉE
Quoi?
BELLENCONTRE
Ce... qui... se... passe... dans... cette... petite... caboche.
ANDRÉE
Mais il ne se passe rien, mon chéri.
BKLLENCONTRE
Enfin, m'aimes-tu?
ANDREE
Mais oui, je vous aime.
BELLKNCONTRE
Alors, sapristi, dis-le moi!
ANDRÉE
Eh ! bien, je vous le dis.
BELLENCONTRE
La vérité est que tu lis beaucoup trop de romans <iepuis quelque temps.
ANDRÉE
C'est vous qui m'avez dit que la lecture me ' ferait du bien... moi je n'y songeais pas.
224 L'AGE DAIMKU
nELLE>XONTRE
Je t'ai dit cela un jour que je n'avais pas envie do parler. Ce n'est pas une raison pour te bourrer la tête du matin au soir. Quand je pense que tu m'as raconté avanl-hier qiu» tu aurais voulu vivrt^ avec un mousquetaire.
ANDRÉE
C'est vrai.
BELLENCONTRE
Je ne puis pourtant pas me coiffer d'un chapeau à plumes pour t'ôtre agréable.
Je ne vous l'ai jamais demandé.
BELLENCONTRE
C'est fort heureux. vSi je t'écoutais, ma parole d'honneur, je ne sais pas où j'irais et ce que je deviendrais. Non, pour parler franc, je sens très bien que tu te détaches de moi... Si, si, je suis très intellifieni, lu as pu t'en lendre compte depuis que tu me connais, et j'ai des yeux qui voient, clair... Eh! bien, que veux-tu, ça me fait de la,: peine.
ANDRÉE
Mais mon petit loup.
BELLENCONTRE
Il est certain que je m'emporte souvent, que jej le bouscule à tout bout de champ et que j'ai toi