ACTE PHEMIER
LONGECOURT
Cicneviève ? Elle vous plaît, alors, pour vous, 'lie est toute différente.
MAURICE
Je n'ai jamais dit qu'elle me plaisait.
LONGECOURT
Vous n'avez pas besoin de le dire. Cela se voit.
MAURICE
A quoi, mon Dieu?
LOiNGECOURI
A quoi, est délicieux! Mais à tout, mou ami. A vos yeux, à votre façon de lui parler, est-ce (pie je sais, moi! A dîner, à souper, vous étiez triste comme un bonnet de nuit. Mais si. Or, lorsqu'on est triste... Vous n'avez pas de crénn- (iers qui vous poursuivent? Non.
MAURICE, en riant.
Non.
LONGECOURT
Alors, ces! (juc vous êtes amoureux; il n'y a j)as de milieu.
MAURICE
Quelle plaisanterie î
LO.NGKCOLRT
Mais, mon cher (lérard , soyez persuadé (juc
4 LA«ÎE D'AIMEH
cela .>e clislin^iu- à l'œil nul D'ailleurs, entre nous, vous n'avez pas l'air de lui déplaire non plus.
MAURICE, vivement et l'air ravi.
Croyez- VOUS?
LONGECOURT
Et vous osez me soutenir que vous n'ôtes pas pincé?
MAIIRICR
Eh l»ion, oui, c'est vrai.
Allons donc!
Jai torl?
LONGECOURT
LOÎSGECOURT
Pourquoi donc? Moi, les femmes ne m'amusent plus ou plutôt elles m'amusent moins! Ce n'est pas une raison suffisante pour que j'essaye d'en dégoûter les autres. Et puis, j'ai une nature indépendante... C'est d'ailleurs pour cela que je songe fortement à me marier.
MAURICE
Vraiment?
LOXGECOURl
Oui, l'en ai assez. Alors, au lieu d'avoir une maîtresse, j'en ai trois, huit, quinze, vingtdeux!... Ce qui fait que je ne me rappelle, la plupart du temps, que le quartier qu'elles habitent.