‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 3 sur 143 · ACTE PHEMIER · texte numérisé non relu

ACTE PHEMIER

LONGECOURT

Cicneviève ? Elle vous plaît, alors, pour vous, 'lie est toute différente.

MAURICE

Je n'ai jamais dit qu'elle me plaisait.

LONGECOURT

Vous n'avez pas besoin de le dire. Cela se voit.

MAURICE

A quoi, mon Dieu?

LOiNGECOURI

A quoi, est délicieux! Mais à tout, mou ami. A vos yeux, à votre façon de lui parler, est-ce (pie je sais, moi! A dîner, à souper, vous étiez triste comme un bonnet de nuit. Mais si. Or, lorsqu'on est triste... Vous n'avez pas de crénn- (iers qui vous poursuivent? Non.

MAURICE, en riant.

Non.

LONGECOURT

Alors, ces! (juc vous êtes amoureux; il n'y a j)as de milieu.

MAURICE

Quelle plaisanterie î

LO.NGKCOLRT

Mais, mon cher (lérard , soyez persuadé (juc

4 LA«ÎE D'AIMEH

cela .>e clislin^iu- à l'œil nul D'ailleurs, entre nous, vous n'avez pas l'air de lui déplaire non plus.

MAURICE, vivement et l'air ravi.

Croyez- VOUS?

LONGECOURT

Et vous osez me soutenir que vous n'ôtes pas pincé?

MAIIRICR

Eh l»ion, oui, c'est vrai.

Allons donc!

Jai torl?

LONGECOURT

LOÎSGECOURT

Pourquoi donc? Moi, les femmes ne m'amusent plus ou plutôt elles m'amusent moins! Ce n'est pas une raison suffisante pour que j'essaye d'en dégoûter les autres. Et puis, j'ai une nature indépendante... C'est d'ailleurs pour cela que je songe fortement à me marier.

MAURICE

Vraiment?

LOXGECOURl

Oui, l'en ai assez. Alors, au lieu d'avoir une maîtresse, j'en ai trois, huit, quinze, vingtdeux!... Ce qui fait que je ne me rappelle, la plupart du temps, que le quartier qu'elles habitent.

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