‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 50 sur 143 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MAURICE

Pas davantage.

GENEVIÈVE

Alors, que vais-je vous offrir?

MAURICE

Rien du tout.

GENEVIÈVE

C'est fait.

MAURICE

Voyez comme c'est agréable. JNous allons pouvoir causer librement, sans contrainte, sans sousentendus... cela va être charmant!... Je retire mon pardessus.

GENEVIÈVE

C'est cela.

MAURICE

Ah! que je suis heureux de m'ôtre expliqué avec vous.

GENEVIÈVE

Et moi donc! car, je puis vous l'avouer en toute franchise maintenant,... j'ai bien cru que vous alliez me demander... un peu plus que mon amitié.

MAURICE

Qu'est-ce que je disais!

GENEVIÈVE

Mettez-vous à ma place, mon ami. Depuis

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bientôt deux mois, je vous vois presque tous les jours.

MAURICE

Le hasard.

(iENEVlKVi:

Je >;ti> hirii... mais enfin, il U) a |>ii> «juiiii théâtre, à Paris, il n'y a pas qu'une allée dans le bois, et je ne pouvais faire un pas sans vous reneontrcr. Est-ce vrai?

MAURICE

C'e>( viNii.

(.KNEViftVE

Et ces fleurs? Est-ce raisonnable denvoyer à une amie des fleurs pareilles ! Avant-hier c'étaient des lilas! hier, des œillets, aujourd'hui, cette superbe corbeille ! Or, il est bien rare qu'un homme envoie à une femme une telle (juantilé de Heurs... sans avoir — je le supposais du moins — une j)etite... une toute petite idée de derrière la tôte.

C'est certain, cependant je pourrais vous répondre que si mon intention était de devenir l'amant de toutes les femmes auxquelles j'envoie des (leurs, ce serait pour moi ui;i métier déplorable.

(iENEVlÉVE

Fatigant, surtout.

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