‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 83 sur 143 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

siais comme si vraiment je la voyais pour la première fois ! Le bonheur, vois-tu, mon chéri, donne aux choses que l'on connaît le plus un aspect tout différent.

C'est juste.

GENEVIÈVE

On se sent meilleur, plus indulgent, on se sent vivre surtout! Tu occupes à ce point ma pensée que lorsque je ne t'ai pas près de moi, je te cherche comme si je t'avais perdu! Sans toi, je suis toute désorientée ! Enfin, je t'aime à ce point que, même lorsque je t'ai là, tu me manques.

MAURICE

Ma chérie !

GENEVIÈVE

Dis-moi : je l'aime.

MAURICE

GENEVIÈVE

MAURICE

Je t'adore.

Ma femme?

Ma femme.

GENEVIÈVE

Oh! tu l'as bien dit!... Tiens, tu es un amour

MAURICE

Oui, je suis un amour.

144 L'AGE D'AIMEH

Coquin, va! Et commo lu as su me prendre! « Je ne veux être que votre ami... » Tu te souviens? »)

MAURICE

11 eût été ridicule de te dire : » Je ne veux être que votre amant! »

GENEVIÈVE

Le fait est que je t'aurais chassé.

MAURICE

Tandis que tu m'as retenu !

GEJ<EVIÈVE

Et si je ne t'avais pas cédé?

MAURICE

Oh! alors j'aurais employé les grands moyens.

GENEVIÈVE

Quels grands moyens?

MAURICE

J'aurais fait enrager ton indifférence, et après bien du temps, comblé de fidélité et de tendresses..., tu aurais été obligée de m'aimer par lassitude.

GENEVIÈVE

Tiens, veux-tu que je le dise?

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