‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 82 sur 143 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

MAURICE

Elle était?

GENEVIÈVE

Dans ma poche.

MAURICE

Tiens, tu es adorable!

Tu ne comprends pas... elle n'était pas dans ma poche... dans ma poche.., elle était entre ma poche et le sol.

MAURICE

Oh! ça m'a l'air très compliqué.

GENEVIÈVE

Que c'est drôle de ne pas vouloir comprendre. Ma poche était trouée, saisis-tu? Eh! bien, ma bourse en or était restée accrochée à un fil de la doublure... ce qui lait qu'elle était suspendue entre le sol et ma poche, c'est bien ce que je disais tout à l'heure.

MAURICE

Tiens, il faut que je t'embrasse encore une

fois.

GENEVIÈVE

Tu m'agaces!... Dis-moi? Cette porte où donuet-elle?

MAURICE

Dans ma chambre. Veux-lii la voir?

1^2 L'A(.!; IVMMKH

GENEVIÈVE, avec un mouvement de recul.

MAURICE

Non.

l*ourquoi ?

GENEVIÈVE, pour changer la conversation.

Tu as de jolies gravures.

MAURICE

Elles sont gentill'^'^

Tout est coquet chez toi, et meuble avec un goût!... D'ailleurs, j'en étais sûre! Ah! moncliéri, mon chéri !

MAURICE

Qu'est-ce qu'il y a ?

GENEVIÈVE

Il y a que je suis proioudément heureuse.

BIAURTCE

C'est bien vrai, au moins?

GENEVIÈVE

Si c'est vrai! Je ne me reconnais plus moimême! Je vais, je viens, si contente, si joyeuse, qu'il me semble que tout est nouveau pour moi! Tantôt encore, en montant les Champs-Elysées, — c'est enfantin, ce que je vais te dire et tu vas te moquer, sans doute, — je regardais cette belle avenue, une vieille amie pourtant, et ni'cxla-

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