‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 85 sur 143 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

fiENEVIÈVE

Oh! tes baisers, tes caresses, c'est comme du printemps qui pénètre dans mon âme. Ah! quel bonheur que d'aimer! Oui, Maurice, j'ai confiance en toi. Ton visage exprime la douceur et la bonté; je ne crois pas êlre trop méchante... Tout me dit que je dois avoir foi dans l'avenir.

MAURICE

ïu as des larmes dans les yeux.

GENEVIÈVE

Oh! ces larmes-là, mon chéri, je ne te les reprocherai jamais.

MAURICE, lui prenant la tête entre ses mains. Tiens, je t'adore !

GENEVIÈVE

Ah!...

MAUHICE

Qu'est-ce ([ui arrive?

GENEVIÈVE

Toi, tu me ferais tout oublier! Nous dînons ce soir nvec Tavernay et Colette.

MAURICE

(^hez eux?

Oui. Donc, inutile de te mettre en habit.

148 L'AGE DAI.MEIl

MAURICE

Bon.

GENEVIÈVE

Cela ne tennuie pas?

MAURICE

Du tout, voyons. J'aime beaucoup Tuvernay.

GENEVIÈVE

Et cette petite Colette est si gentille ! Elle avait un chapeau aujourd'hui... un bijou! Elle est si jolie ! Tu ne trouves pas?

MAURICE, indifférent.

Oui.

GENEVIÈVE

Tu sais, mon chéri, que je te permets de trouver une autre femme jolie! Ne te crois pas obligé de me dire que loutes les femmes sont laides pour m'être agréabli'.

iNon, je te dis ça...

GENEVIÈVE

Dis-moi toujours ce que tu penses, ne me mens jamais!... Tu me mentirais d'ailleurs que je ne t'en dirais rien, afin que tu ne mentes pas davantage.

MAURICE, souriant.

C'est bon à savoir.

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