ACTE DEUXIEME
GENEVIÈVE
Oui, mais n'en abuse pas, tu sais.
MAURICE
Je n'en abuserai pas.
GENEVIÈVE
A la bonne heure.
MAURICE
Tu veux bien que j'aille passer une jaquette?
GENEVIÈVE
Je le veux,
3IALRICE
J'en ai pour une minute.
(Il sort, sonne en sortant.)
GENEVIÈVE
Prends ton lemps mon chéri, (il rentre dans sa chambre en laissant toutefois la porte entr'ouverte. Un silence.
Louis rentre.) C'est Monsieur qui vous a sonné.
LOUIS
Merci Madame.
(Il sort.)
GENEVIÈVE, en cherchant autour d'elle.
Mon chapeau?... (L'.ipprcnvant.) Ah!... (Elle va vers la table, mais en prenant son chapeau, elle aperçoit le billet laissé par Longecourt. Après avoir hésité, elle lit, sans toutefois toucher à la lettre.) « Cher ami. Vous enlève Jeanne, vous en voilà débarrassé!... » (Elle regarde
du côté de la porte, puis répiMo., (^iOmmont. VOllS-Oll-
voilà débarrassé?
MAUKICK, à la cantonade.
Ne t'impatiente pas.
GENEVIÈVE, très émue.
Non! non! (Lisant.) N'oubliez pas mes conseils, ne faites pas de chagrin à Geneviève. Rappelezvous ce que Je vous ai dit d propos de Colette... — Lom/r court... (Parlé. (Jn'ost-rp qno ca veut dire?
MAIKK.K, H iil litliliMi.iiii'.
.le suis prêt, chério.
^^E^EVIÈVE, d une voix éteinte.
Bien... bien!... Fn s'éloignant de la table.^ T-n n'i'st
pas possible!
MAURICE, entrant.
Et me voilà. Comment, tu n'es pas proie .' Qu'est-ce que tu regardes?
GENEVIÈVE, qui est accoudée à la cheminée, en faisant un "" grand efTort pour cacher son émotion.
Je regarde... je regarde cette miniature.
MAURICE
Elle est très fine, n'est-ce pas?
<;knf,vikve Très fine.