‹ L'âge d'aimer, comédie en quatre actesChapitre 98 sur 143 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

GENEVIÈVE

Beaucoup. Celui ou celle qui essaierait de me faire croire le contraire n'y parviendrait pas.

Qui oserait?

GENEVIÈVE

On ne sait pas.

(Un silence.) ISABELLE

Tu crois à la fidélité des hommes, toi?

GENEVIÈVE

Je ne crois pas h la fidélité des hommes... je crois à la fidélité d'un liomme, c'est tout dilTérent. Pourquoi souris-tu?

ISABELLE

Pour rien.

GENEVIÈVE

ïu mélunnes.

ISABELLE

La vérité est que je souris... parce que je le trouve encore très jeune de caractère.

GENEVIÈVE

De caractère n'est pas gentil.

ISABETJ.E

ïu me comprends mal.

170 I.AGE DAIMEH

(IKNKVtKVK

Je le (omprcnds si bien au contraire (|iii^ je eompronds mùme ce que tu ne me dis pas.

ISABELLE

Comment cela?

GENEVIÈVE

Oui... car tu es une bonne amie, Isabelle. . el lu m'aimes à ce point (}ue tu serais presque lieureuse de m'apprendre la j)remièrc une mauvaise nouvelle... pour avoir la joie d'ôtre la première aussi à me consoler.

ISAIiELLE

Aî'.!^ f'ndn. je t«« jiir<\..

(iE>Evii:vi; Non, ne te défends pas. Nous avons tous nos défauts, nos qualités et nos petites manies. Tu en as une plus développée que les autres, voilà tout, et cette manie consiste le plus souvent à vouloir faire parler ceux qui ne veulent rien dire el à ouvrir les yeux de ceux qui ne veulent rien voir.

ISABELLE

Mais comment ?

GENEVIÈVE

Si tu étais méchante, on pourrait t'en garder rancune, car tu serais inexcusable, mais tu es la meilleure des femmes. Ceux qui ne te connais-

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