LES FROMAGERS
Les immenses glaciers naissent à Thorizon.
C'est encore la nuit sur les herbes glacées.
Dans les grands parcs de bois les brebis sont pressées;
On dirait de la neige auprès de la maison.
Les puissants aboiements des chiens saluent Taurore. Dans Tombre, les bergers, dont on entend les voix, Tirent le lait crémeux dans des jattes de bois. Parfois Tair retentit d'une corne sonore.
Le seuil de la cabane est rouge comme un four. Car les hommes debout, avant Theure du jour, Précipitent le lait dans des chaudrons de bronze.
La montagne apparaît, et c'est tout un printemps ; Des champs d'œillets, d'iris, d'arnicas et de roses Brillant sur les ravins où dorment des étangs.
LES MONTAGNARDS iSq
LES BUCHERONS
C'est l'éternelle vie let l'éternelle mort .
Les immenses sapins battus par les tourmentes Dressent, dans le matin, aux lumières brillantes Leurs troncs brisés d'où coule une résine d'or.
Sous les fougères aux nervures délicates Où la mousse a couvert des tables de rochers, Les paisibles miroirs des sources sont cachés. Dans des bassins polis de marbres et d'agates.
Parfois, dans la clairière, on voit briller les monts. Une hache, au lointain, avec ses coups profonds, Rompt le silence qui remplit la sapinière.
Dans une chute où ses rameaux se sont broyés, Le sapin, en croulant, fait un bruit de tonnerre, Qui meurt sur l'herbe où luit le corail des fraisiers.
l4o L*AGE d'or