LES MULETIERS
Les monts dressent leurs rayonnants pics de calcaire. H&rnachés brillamment de cuirs roses et bleus, Les mulets font, sous leurs sabots, jaillir des feux, Dans les ruelles, sous les toits d*ardoise claire.
Surg'is dans la clarté, sauvages et nerveux, Leurs fronts osseux bandés de foulards écarlates. Avec leurs yeux profonds où des flammes éclatent, Les espagnols ont fait claquer leur nerf de bœuf.
Sous son auvent où la lumière est ténébreuse, Le tisserand, dans sa trame mystérieuse.
Laisse sa main errer au cœur des fils vermeils.
Sur la place où le jet de la fontaine brille, Les femmes aux habits dévorés de soleil.
Déposent en riant de grands vases de cuivre.
i38 l'aoe d'or